Grands Prix de littérature dramatique 2006/ Daniel Danis/Denise Bonal

Présentation de l’éditeur

Dans sa cour, J’il s’est endormi dans les bras d’un bosquet. Des jours entiers, les soldats azzédiens anxieux viraillent dans la cour à écouter Rhinos, les oreilles sur les charbons ardents, négocier les accords ce paix à voix haute dans sa main-téléphone.
Derrière les volets bleus ajourés, Romane voit tout par les découpés de son masque de cuir.

Présentation de l’éditeur

D’ordinaire, les dimanches en famille sont joyeux, faits de siestes réparatrices ou de promenades vivifiantes. D’ordinaire, frères et soeurs sont réunis pour des jeux interminables pendant que les adultes bavardent autour du café. Mais lorsque les parents ne parviennent plus à retirer leur fille des mains d’amis, sortes de nounous provisoires devenues quasi-geôliers trop zélés, tout se dérègle. La tension est palpable. La valise n’est plus le symbole des vacances, mais celui du dimanche de trop où l’on n’a pas su récupérer la petite. L’écriture sensible de Denise Bonal s’accorde merveilleusement à ce tableau impressionniste, tout en pointillés, Dans cette pièce à trois, l’auteure propose un huis clos tendre que les silences de sa langue habillent parfaitement. Ces dimanches laissent les personnages dans un désarroi provisoire et immergent lecteur et spectateur dans un plaisir rare.