Interview Adriana Lunardi sur son livre Vesperas

La saison des femmes de Leena Yadav

Date de sortie 20 avril 2016 (1h 56min) de Leena yadav, avec Tannishtha Chatterjee, Radhika Apte, Surveen Chawla , drame de nationalité indienne. Titre original « parched », Pyramide distribution
De nos jours, en Inde, dans l’Etat du Gujurat , la vie de quatre femmes dans un petit village aux traditions ancestrales. Mariages arrangés, maltraitance physique et morale sont leur lot quotidien.
Elles vont pourtant s’opposer aux hommes et rêver de liberté…
Ce qui est intéressant dans ce film, c’est la partie d’autocritique : en effet la mère marie son fils contre son gré, maltraite sa bru qui ne répond pas à ses attentes. Et c’est là aussi la grande force de film qui analyse la transmission de l’asservissement également par les femmes. D’ailleurs, les rares hommes qui s’opposent au conservatisme de cette société, se font également rudoyer, menacer et risquent même leurs vies.
Ce film n’est pas qu’un mélodrame qui tirerait les larmes au spectateur, il est drôle parfois, cruel aussi et la cinéaste sait capter la fascinante beauté de ces femmes. Il détourne avec adresse les codes du cinéma de Bolliwood au service d’un message plus fort. On a parlé de brûlot féministe mais il est bien plus que cela. A voir…

Nizar Qabbani – Poète de la femme

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Nizar Qabbani (en arabe نـزار قـبـّانـي , translittéré Nizār Qabbānī), né le 21 mars 1923 à Damas en Syrie et mort le 30 avril 1998 à Londres  était un poète syrien dont la poésie casse l’image traditionnelle de la femme arabe et invente un langage nouveau, proche de la langue parlée et riche de nombreuses images empruntées au monde de l’enfance. Nizar est considéré comme l’un des plus grands poètes contemporains de langue arabe.

Il a publié plus de trente recueils de poèmes, dont L’enfance d’un sein (1948), Samba (1949),tu es à moi (1950), le journal d’une femme indifférente (1968), des poèmes sauvages (1970), le livre de l’amour (1970), 100 lettres d’amour (1970), des poèmes hors- la loi(1972), je t’aime, je t’aime et la suite viendra (1978), À Beyrouth, avec mon amour (1978), que chaque année tu sois ma bien aimée (1978), Je jure qu’il n’y a de femmes que toi (1979) et plusieurs d’autres œuvres.

La femme a été la source principale de l’inspiration poétique de Nizâr Qabbânî à cause du suicide de sa sœur. Son écriture s’est souvent emparée des thèmes du désespoir politique, et il a ainsi traité l’oppression des femmes comme une métaphore dans laquelle il voyait le destin maudit des Arabes. Dans son poème « Dessin avec des mots », il écrit : « Quand un homme désire une femme, il souffle dans une corne ; mais, quand une femme désire un homme, elle mange le coton de son oreiller ». (source wikipedia)

traduit de l’arabe par Simon Corthay et Charlotte Woillez

Je vais parler de mes amies

Je me retrouve dans l’histoire de chacune d’elles

J’y vois une tragédie semblable à ma tragédie

je vais parler de mes amies

De la geôle qui engloutit la vie de ses capatives

Du temps dévoré par les colonnes des magazines

Des portes que l’on n’ouvre pas

Des désirs sacrifiés au berceau

De l’immense cachot

De ses murs noirs

Des milliers et milliers de martyres

Enterrées sans nom

Dans le tombeau des traditions

Mes ailes

Poupées enveloppées de coton, dans un musée fermé

Monnaie frappé par l’histoire, ni offerte, ni dépensée

Bancs de poissons dans leur bassin étouffés

Vases de cristal aux papillons bleus figés

Sans peur

Je vais parler de mes amies

Des chaînes ensanglantées aux pieds des belles

Du délire et de la nausée…des nuits de soumission

Des désirs enfouis sous les oreillers

Du tournoiement dans le néant

De cette mort de tous les instants

Mes amies

Otages achetées et vendues au marché des superstitions

Prisonnières du harem de l’orient

Eteintes sans être mortes

Elles vivent et meurent comme la lie au fond des bouteilles!

Mes amies

Oiseaux dans leur grotte

qui meurent en silence

cité par Rajaa Alsanea – Les filles de Ryad »

Milena Agus – Sens dessus dessous

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Milena Agus – Sens dessus dessous (2012 Sottosopra) éditions Liana Levi,2016, 145 pages

Traduit de l’italien par Marianne Faurobert

Dans ce roman, tout est sens dessus dessous, la femme du dessous se retrouve dans l’appartement du dessus et le monsieur du dessus se réfugie quant à lui dans l’appartement du dessous. Les appartements du dessus offrent une magnifique vue sur la mer, et ceux du dessous sur l’obscurité d’un escalier de service. La richesse donne accès à la lumière, la pauvreté cantonne dans l’obscurité. Ce n’est pas pour rien que l’on parle d’ascension sociale à condition bien sûr de ne pas grimper jusqu’à la chambre de bonne…

Peut-on préférer l’obscurité à la lumière, la pauvreté à la richesse ? Aucune personne de bons sens, me direz-vous, n’abandonnerait, de son plein gré, une vue lumineuse, contre une atmosphère de cachot ! C’est compter sans l’amour ! Dans l’amour, le corps de l’autre vous éclaire, son âme aussi, et vous voyez dans ses yeux un horizon infini que ne vaut aucun paysage.

Ce livre est rempli de vie et de saveur sous des dehors assez communs, il propose des personnages plein d’originalité, de douceur et de générosité. Ils sont tous, à leur manière, assez atypiques, rêveurs, peu sensibles aux apparences et possèdent ce petit grain de folie sans laquelle la vie ne vaut la peine d’être vécue. D’ailleurs Mr Johnson, le monsieur du dessus a toujours les lacets défaits et des vestes trouées. il joue du violon sur des bateaux de croisière. Anna, la femme du dessous, fait des ménages et habite l’entresol. Elle taille ses robes dans dans de vieilles nappes et n’a pas peur d’assortir des rayures avec des pois. Autant dire qu’elle ne craint pas le ridicule.

La narratrice observe tout ce va et vient et narre les aventures de l’immeuble. Son père s’est suicidé et sa mère est folle, ce qui est déjà un mauvais départ dans la vie. Son amie souffre d’une jalousie maladive qui l’empêche de lui présenter son petit ami. Tous ces êtres ont des blessures qu’ils cachent, et une terrible envie d’être heureux.

Et toujours chez Milena Agus, ils aiment le sexe comme une fête. Ils ne dédaignent pas les jeux érotiques, les revues pornographiques. Mais s’ils ont le feu au corps, ils ont la tête dans les étoiles.

La lecture est agréable, on se laisse gagner par la fantaisie des personnages, et qui sait si nous aussi … Pourtant il a la légèreté d’un souffle, peut-être un manque d’épaisseur, qui le fait virevolter, virevolter….

 

Mal de pierres – Marion Cotillard /Nicole Garcia. Un ancrage spatio-temporel dans la France des années 50… Très loin de la Sardaigne de Milena Agus…

Fiona Kidman -Le livre des secrets / La Nouvelle-Zélande

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Fiona Kidman – Le livre des secrets – Grands romans points – Sabine Wespieser éditeur (1987 pour la Nouvelle-Zélande – 2014 pour l’édition française), traduit de l’anglais (Nouvelle-Zélande) par Dominique Goy-Blanquet, 466 pages.

Fiona Kidman est une grande dame des lettres néo-zélandaise, née en 1940 au nord de la Nouvelle-Zélande. Quand elle était adolescente, elle a vécu à Waipu où elle situe ce roman tissé des histoires qu’elle y a entendues.

Dans ce livre, elle raconte une partie de l’histoire du peuplement du pays par les Européens, notamment les highlanders d’Ecosse, chassés de leur pays par la misère et par le pouvoir absolu des lairds qui les avaient privés de leurs terres.

C’est Norman McLeod, prédicateur sans ministère qui va les guider, dans un long périple, vers la terre néo-zélandaise, sous les rigueurs d’une morale religieuse impitoyable, qui commande aux femmes d’obéir à leurs maris et à dieu.

Isabella, belle femme intelligente et fière, fille de bonne famille, succombe à son charme mais pourtant quelque chose en elle lui résiste ; celui qu’on appelle L’Homme est aussi cruel et agit en despote sur la petite communauté qui l’a suivi.

Sa fille Annie sera une de ses fidèles les plus dévouées, mettant ses pas dans les siens, sans jamais mettre en doute la rigueur de ses prêches. Mais Maria, que l’on appelle la sorcière de Waipu, fille d’Annie, sera victime des préjugés tenaces de cette communauté ; son esprit de rébellion et son désir de liberté seront sévèrement punis. Elle sera bannie et devra vivre recluse.

Mais c’est sans compter sans l’Histoire, les temps vont changer et devenir plus cléments pour les femmes, sans le courage de cette fille têtue qui lit dans le journal que lui a laissé sa grand-mère, une forme d’encouragement à vivre par soi-même.

Ce roman est une magnifique histoire des femmes, de leur courage, de leurs souffrances et de la conquête de leur liberté dans le cadre magnifique de cette grande île au bout du monde. Mais c’est aussi un livre sur les secrets des femmes, la transmission et l’héritage .

J’ai vibré littéralement à la lecture de ce livre, en écoutant la voix de ces femmes, le vent qui balaye cette nature sauvage, et le craquement douloureux des arbres sous la morsure des grands feux allumés par les hommes. Elles sont devenues des amies, des sœurs.

 

Autour de Maïr un film de Hejer Charf

L’écriture francophone au féminin

Ne ratez pas la projection du film « Autour de Maïr » de Hejer Charf, au cinéma Saint-André des Arts à Paris, le 8 juin 2016. 
Il sera présenté par la journaliste au Monde, Josyane Savigneau. Il s’agit d’un documentaire canadien qui traite de l’écriture francophone au féminin et du combat mené pour sa reconnaissance.

« Pendant longtemps, la littérature des femmes a été confinée au privé, au ménager, aux correspondances. L’on prétendait qu’elles ne savaient écrire que des lettres et tenir des journaux intimes.

Cofondatrice et première directrice de l’Institut Simone de Beauvoir (Université Concordia, Montréal 1978-1983), Maïr Verthuy a ouvert la voie pour que les écrits des femmes soient publiés, lus, enseignés, traduits.

Autour de Maïr, accompagnées des chansons d’Anne Sylvestre, des féministes, des poètes, des professeures, des écrivaines québécoises, françaises, disent le long et ardu chemin de l’écriture au féminin vers la reconnaissance.

Interviennent dans le documentaire, entre autres: Hélène Monette, qui vient de nous quitter,  Madeleine Gagnon, Jeanne Hyvrard, Gloria Escomel, Liliane Kandel, Wassyla Tamzali, Benoîte Groult, Martine Delvaux qui évoque la mémoire de Nelly Arcan.

« J’accédais à la littérature en parfaite sauvage.» Jeanne Hyvrard

Six ans déjà …

WordPress me rappelle l’anniversaire de ce blog. Cela fait trois ans que je suis inscrite sur wordpress. Mais au final, si l’on tient compte de l’ancien blog cela doit bien faire six ans. Et même si mon activité de blogueuse n’est pas toujours régulière, les découvertes que je fais sont toujours aussi passionnantes. Longue vie…

 

Les femmes et l'ecriture 3

Léonor de Récondo – Amours / Une merveille…

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Léonor de Récondo – Amours Sabine Wespieser Editeur 2015 Points 4327

Grand prix RTL-LIRE / PRIX DES LIBRAIRES

Ce livre est une merveille. D’ailleurs, point n’est besoin de lire cette chronique, il vous suffit de courir à la librairie la plus proche, d’arracher sauvagement le livre des rayonnages, et là, sans même attendre, de vous plonger dans ce chant d’amours.

Car il s’agit d’amour multiples, entrelacés, d’une terrible force, de ceux qui vous arrachent à votre vie pour vous élever vers une autre, plus grande, plus pure, plus passionnée.

Léonor de Récondo est musicienne, et cela s’entend, son écriture a la beauté des musiques baroques, où les motifs se dilatent et se multiplient dans un éternel recommencement. « Les uns contre les autres s’aimer ». Un jeu de tensions et de détentes…

Et que de violence pourtant, dans cette France de début du siècle, derrière les volets des grandes maisons bourgeoises, des femmes se meurent d’ennui, dans un univers aussi serré que leurs corsets, où les pas des domestiques sont si feutrés qu’ils brisent à peine le silence. Même les conversations sont pleines du vide qui les étreint. Les hommes jettent leur gourme avec les servantes ; leurs femmes n’ont pas appris l’amour et le sexe les rebute. D’ailleurs la morale, la religion, et l’ignorance héritée de leurs mères ont tout fait pour les en dégoûter.

Leur destin est d’être mère, de reproduire et de donner des enfants à la France. Enfanter c’est servir la famille et la patrie. Et des fils, car les fils font des affaires, l’amour et la guerre.

Victoire n’a pas d’enfant alors qu’elle est mariée depuis plusieurs années. Elle n’aime pas son mari, elle s’ennuie, absorbée par la vacuité d’une vie sans saveur. Les domestiques s’affairent autour d’elle ; Victoire ne fait rien car elle n’a rien à faire. Elle évite autant qu’elle peut les étreintes de son mari. Mais qui l’en blâmerait ?

« Il ira à l’essentiel comme toujours. L’essentiel se situant entre ses cuisses, qu’elle rechigne à écarter, il lui faut toujours forcer un peu ».
Alors le corps de Victoire se tait.

Monsieur va voir ailleurs de toute façon, mais elle ne le sait pas, Monsieur connaît bien l’autre chambre sous les combles …

Née en 1976, Léonor de Récondo vit à Paris. Violoniste baroque, elle se produit régulièrement avec de nombreuses formations, dont l’Yriade, ensemble de musique qu’elle a fondé en 2004. Elle est l’auteure de quatre romans.

jeu concours Litterama (les femmes en littérature)

Vous pouvez gagner un exemplaire de

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en répondant aux questions suivantes : (Vous trouverez toutes les réponses sur ce blog)

1) Quel est le premier vers du plus ancien poème féminin connu ?

2) De qui est-elle la fille dans l’article « Colette de Jouvenel, fille de… Impasse de l’écritoire » ?

3) Quel autre nom donne-t-on aux femmes troubadours du Moyen-Age ?

4) Qui a écrit « Réflexions nouvelles sur les femmes » , en 1723 ?

5) Elle a écrit Evelina ou The History of a Young Lady’s Entrance into the World (1778).

6) A vingt ans, elle découvre qu’elle est atteinte de la maladie de Graves, trouble de la thyroïde qui entraîne une grande maigreur. A vingt et un ans, elle rédige ses premiers essais et poèmes inspirés par la nature. Elle fréquente la Société littéraire où ses essais sur Jane Austen, les sœurs Brontë, George Eliot et George Meredith sont finalement remarqués. Son second roman en anglais est  « Gone to earth ».

7) Elle a écrit « Le deuxième sexe ».

8) Qui a écrit « L’exception » ?

 

Toutes les réponses doivent être données en une seule fois à l’adresse suivante : femmes.en.litterature@gmail.com. Date limite le 15 mai à minuit.

Les filles de Ryad – Rajaa Alsanea /Arabie Saoudite

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Rajaa Alsanea – Les filles de Ryad Document / La vie amoureuse des femmes en Arabie saoudite Pocket n°13698 (2005 Rajaa Alsanea) Plon, 2007 pour la traduction française
Traduit de l’arabe (Arabie Saoudite) par Simon Corthay et Charlotte Woillez

Rajaa Alsanea est née en 1981 en Arabie Saoudite. Elle raconte la vie amoureuse de quatre jeunes femmes saoudiennes dans « Les filles de Ryad » qui a d’abord paru au Liban en 2005 pour éviter la censure saoudienne. Ce récit a d’abord circulé sous le manteau avant d’être autorisé en Arabie Saoudite.

Document, Essai, Roman, mails, on hésite à qualifier ce récit selon qu’on veut souligner son rapport au réel ou l’exercice littéraire de son auteure.

Littérature épistolaire en tout cas, moderne, sous forme d’e-mails adressés aux abonnés de divers comptes. Les réactions des lecteurs sont d’ailleurs largement évoquées tout au long du récit. Vous pouvez facilement imaginer que la liberté de ton de Rajaa Alsanea lui a valu de nombreuses menaces de mort, car il ne fait pas bon évoquer la vie amoureuse dans un pays où une femme ne peut sortir que dans son abaya noire, accompagnée d’un homme de sa famille, et où tous les contacts avec les hommes étrangers sont formellement interdits. Une police religieuse contrôle les bonnes mœurs et le strict respect de la loi islamique. Univers terriblement éprouvant et étouffant pour les jeunes femmes qui ne rêvent que d’amour, dans une société très conservatrice, qui peine à s’adapter à la modernité. Les structures traditionnelles de la famille, la tutelle des femmes, les mariages arrangés ne sont pas propices à favoriser des unions heureuses dans lesquelles les partenaires seraient à égalité.

D’ailleurs cette vie est une « geôle » qui engloutit la vie de « ses captives », dont les portes sont cadenassées, les femmes des « martyres », « enterrées sans nom dans le tombeau des traditions », dit le poème cité par l’auteure et écrit par Nizar Qabbani, poète syrien (1923-1998), poète célèbre pour ses prises de position en faveur de la femme. L’auteure utilisera ce prénom pour l’un de ses personnages.

Les partenaires ne se choisissent pas, les mères sélectionnent les épouses de leurs fils selon le lignage, la réputation, le statut social sans tenir compte de l’inclination. Cela provoque des unions malheureuses dans lesquelles les époux se détestent ou au mieux s’indiffèrent. Même si bien sûr quelques histoires d’amour arrivent tout de même à éclore sur ce sol stérile.

On sent souvent une ironie tout austenienne  dans ce récit qui s’attache à dénoncer l’hypocrisie d’une société qui prône la pudeur et la chasteté tout en essayant de développer une économie moderne. Ici on drague comme ailleurs, par mails, en faisant passer des numéros de téléphone à la sauvette de voiture à voiture, ou dans les centres commerciaux. Une véritable usine à fantasmes avec tous les dangers que cela comporte.

Et encore, il s’agit ici d’une jeunesse dorée, riche et éduquée, dont les rejetons étudient à l’étranger dans les grandes universités, qui bénéficie de femmes de ménage, et s’habille chez les meilleurs couturiers. Loin de l’univers de Raja Salem, et des femmes des quartiers pauvres, celles qui meurent de faim ou qui se prostituent…

Je me félicite vraiment de l’apparition d’une littérature écrite par les femmes en Arabie Saoudite, même si elles parlent ici sous contrôle, et restent pieuses et chastes. C’est un pas, un pas de plus…