NOTES DE CHEVET DE SEI SHÔNAGON – Lecture par Raphaëlle Saudinos – Lundi 18 novembre 2019 20 H

NOTES DE CHEVET DE SEI SHÔNAGON
Lecture par Raphaëlle Saudinos
Accompagnée de Mahut (percussions)
« Sei Shônagon est connue pour ses Notes de chevet, suite d’environ trois
cents textes qui forment un des grands chef d’œuvres de la littérature
japonaise classique. Certaines notes sont des sortes de poèmes en prose,
incisifs et spirituels; d’autres sont des énumérations, subtiles et fascinantes :
noms de montagnes, de mers, de rivières, de palais, mais aussi « choses que
l’on ne peut comparer», «Choses rassurantes», «Choses qu’il ne valait pas
la peine de faire », «Choses qui semblent éveiller la mélancolie », «Choses
qui font battre le cœur»… La lecture d’extraits de ces Notes de chevet est
accompagnée par les créations sonores du percussionniste Mahut et, pour
que le voyage soit complet, la Maison du Saké s’inspirera du texte pour
sélectionner et faire découvrir quelques-uns de ses meilleurs produits
En partenariat avec la Maison du Saké.
À lire – Sei Shônagon, Notes de chevet, Gallimard, écrit en 1002, rééd. 1985.

Maison de la Poésie  LUN. 18 NOVEMBRE 20h
Lecture musicale dégustation de saké »
tarif : 15€ adhérent : 10€ Maison de la Poésie

Source : maison de la poésie

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SEI SHÔNAGON – domaine public – source wikiquote

Kobayashi Kiyochika (Japan, 1847-1915)

« Les parleuses » Yvonne Sterk- SAM. 16 NOVEMBRE 16h30 & 19h Ateliers & lecture

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«LES PARLEUSES» – YVONNE STERK
« Comme l’écrit Chloé Delaume, marraine des Parleuses en 2019, «le hasard
n’existe pas alors autant s’organiser». Le principe des “Parleuses” est fondé
sur l’exploration de l’œuvre d’une figure du matrimoine littéraire belge
francophone, en l’occurrence Yvonne Sterk. Impliquée concrètement au sein
des conflits au Liban et en Palestine, et par l’amour de la poésie, Yvonne Sterk
décrypte, dénonce et incite à la critique des récits qui parviennent aux oreilles
de l’Occident de 1967 à 1977. Ayant grandi dans un paysage ouvrier flamand
(Flandre belge) dont la main-d’œuvre était issue des migrations prolétaires,
elle mêlera sa voix journalistique à sa voix poétique créant ainsi une œuvre
unique en Belgique, défendant des principes antiracistes.
16h30 : au choix deux ateliers, l’un d’écriture, l’autre de
lecture
19h : lecture performée & enregistrement de podcast
avec Milady Renoir
La lecture du texte de la “rencontre” de Milady Renoir avec Yvonne Sterk sera
augmentée d’entretiens et de poèmes lus en arabe et en français. Milady
Renoir est poétesse, performeuse, animatrice d’ateliers d’écritures et militante
auprès de la lutte des Sans Papiers en Belgique.
Plus d’informations & réservation : http://www.cwb.fr – 01 53 01 96 96 »

SAM. 16 NOVEMBRE 16h30 & 19h Ateliers & lecture
performée Entrée libre sur réservation – http://www.cwb.fr
Centre WallonieBruxelles

source : maison de la poésie

Programme Paris festival en toutes lettres

 

Festival Paris en toute lettres 7-18 novembre 2019/ «MOTS ÉCRITS, ARCHIVES DE FEMMES, HISTOIRE DES FEMMES : LES AUTRICES» mardi 12 novembre 20 H

 

 

 

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mardi 12 novembre 20 H

«MOTS ÉCRITS, ARCHIVES DE FEMMES,
HISTOIRE DES FEMMES : LES AUTRICES»
Par Sophie Bourel & des lecteurs et lectrices amateurs
« «Mots Écrits» est une création artistique, intellectuelle et citoyenne, pour
résister à l’invisibilité dans laquelle l’histoire, la vie, les réalisations des femmes
sont maintenues. La mise en espace de la lecture d’archives concernant les
femmes autrices, dans le cadre de cette première édition de Mots Écrits,
permet de dévoiler une partie des mécanismes qui les a exclues de l’histoire
collective de notre pays. Restaurer cette mémoire, la faire entendre à haute
voix, mettre à jour des parcours et révéler des modèles de femmes est un
préalable incontournable à l’égalité femmes-hommes. Cette restitution, qui fait
suite à un appel à participation auprès de lecteurs et lectrices amateurs,
mettra en valeur notre matrimoine.
Avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles
d’Île-de-France- Ministère de la Culture et du Crédit Mutuel. »

Source : maison de la poésie.

Programme

Deux lauréates pour le Booker Prize 2019 : Margaret Atwood et Bernardine Evaristo

Coup de cœur : Hors normes ! Ce film est une merveille ! A voir de toute urgence!

Ce film est une merveille ! Allez le voir  de toute urgence !  Laissez ce que vous êtes en train de faire, appelez quelques amis.es. et installez-vous dans une salle de cinéma pour cette aventure humaine qui ne verse jamais dans la guimauve, brutale, chaleureuse et profonde… Ce plaidoyer pour plus d’humanité ne repose jamais sur les bons sentiments, dont l’enfer, nous le savons tous, est largement pavé, mais sur une énergie puissante au cœur des êtres, un mouvement vers la vie.

Tous les comédiens sont remarquables mais je n’avais jamais vu Vincent Cassel aussi lumineux.

Parmi eux certains référents des associations mais aussi de jeunes autistes qui ont accepté de jouer, car il semblait impensable de donner ces rôles à des comédiens professionnels.

De  Eric Toledano, Olivier Nakache
Avec Vincent Cassel, Reda Kateb, Hélène Vincent
Genre :  Comédie
Nationalité : Français
« Bruno et Malik vivent depuis 20 ans s’occupent d’ enfants et adolescents autistes profonds. Sans agrément, avec leur seule (bonne volonté », ils tentent de sortir de leur nuit ces personnes dont le rapport à soi et à la réalité est profondément affecté et qui, faute de lange, expriment leur souffrance par des auto-mutilations ou la violence envers les autres.
Ce film est un hommage à l’action de Stéphane Benhamou, créateur de l’association « Le silence des justes », qui accueille des enfants autistes et tente leur réinsertion et  socialisation. En 2015,les deux réalisateurs filment Stéphane Benhamou et Daoud Tatou, président du Relais de L’Île de France, une association qui met en relation de jeunes autistes avec des adolescents de quartiers difficiles dans un documentaire.
Aujourd’hui le film est un aboutissement.

Les Testaments – Margaret Atwood/ Eblouissant !

Les testaments

Testaments – Margaret Atwood – Collection Pavillons – Robert Laffont, octobre 2019

 Lorsque j’ai appris la sortie de ce nouvel opus du chef-d’œuvre dystopique de Margaret Atwood « La servante écarlate », je me suis demandé pourquoi l’autrice avait ressenti le désir d’écrire cette suite : une série télévisée s’en était chargée avec brio, malgré quelques critiques cependant sur une forme de surenchère dans la cruauté et la violence du système totalitaire de Galaad.

Mais Margaret Atwood, dans ses remerciements, à la fin de l’ouvrage, ne manque pas d’adresser ses plus vifs remerciements aux « équipes MGM et de Hulu qui ont adapté le livre en une captivante série télévisée, magnifiquement réalisé et maintes fois primée ».

Mais il est à noter qu’elle ne mentionne que l’adaptation du roman et non la suite.

Parce que la patronne, c’est elle, et la suite sera la sienne !

Mais quid de cette suite ? Est-il encore possible de maintenir la même tension, le même suspense et la même émotion  ?

Le récit se situe quinze ans après « la servante écarlate » dans un régime théocratique corrompu, dont les rouages impitoyables assassinent, torturent et réduisent au silence tous ceux et surtout toutes celles qui lui résistent.

Testaments, est le récit de trois femmes dont l’une est la fondatrice du système, et les deux autres  deux jeunes filles dont l’une a été élevée à Galaad, et l’autre au Canada.

Les destins de ces trois femmes vont être réunis sous le sceau du secret, dans une lutte clandestine et souterraine, éminemment dangereuse qui pourrait les broyer.

Je n’en dirais pas plus, parce qu’il ne faut rien savoir  afin de pouvoir se laisser porter par le récit.

Selon Margaret Atwood, il s’agissait de répondre à une question récurrente qui lui était posée : « Comment Galaad s’est-il disloqué ? »

Testaments y apportent une réponse.

« Il arrive que les totalitarismes s’effondrent, minés de l’intérieur, parce qu’ils n’ont pas réussi à tenir les promesses qui les avait portés au pouvoir ; il se peut aussi qu’ils subissent des attaques venues de l’extérieur ; ou les deux. Il n’existe pas de recette infaillible, étant que très peu de choses dans l’histoire sont inéluctables. »

 Il s’agit selon moi d’un récit virtuose, qui ne vous lâche pas, dont le suspense est haletant et vous fait vibrer jusqu’à la dernière page.

Je vous le dis, Margaret Atwood voulait avoir le dernier mot. Et elle l’a eu dans cette suite éblouissante.

O death rock me asleep – autrice Anne Boleyn, deuxième épouse du roi Henri VIII d’Angleterre, redécouverte aujourd’hui. Version lyrique et version pop…

Quand les critiques se lâchent sur Miranda à l’Opéra comique… La chronique de Aliette de Laleu sur France musique

Quelques-unes des critiques dans la presse relevées par Aliette de Laleu :

« La musique de Purcell prise dans une mauvaise tempête féministe ».

« Difficile de voir dans cette Miranda doloriste autre chose qu’une névrosée au bord de la crise de nerfs. »

Kate Lindsey est « belle » (Elle ne chante donc pas ?)

Il s’agirait d’une « virago revancharde » (Virago : femme d’allure masculine, autoritaire et criarde. »

« L’humour est une qualité britannique mais pas une qualité féministe. »

Le féminisme a donc de beaux jours devant lui !

T’es pas mon genre ! Ou un amour sans résistance, Gilles Rozier/ Gabriel Debray, Chantal Pétillot, et Xavier Béjat au Théâtre Le Local à Belleville

un amour sans résistance

Au cœur de Belleville, dans ce quartier foisonnant et populaire, qui évoque Edith Piaf, Willy Ronis mais aussi les célèbres Triplettes, se niche un théâtre qui est un petit bijou ! Je refuse souvent des invitations ou des services de presse, par manque de temps mais ce partenariat avec le théâtre le Local a été une magnifique découverte à laquelle je ne m’attendais pas.

Dans le texte de la pièce, le sexe du narrateur ou de la narratrice n’est pas précisé.

« Une question en suspens, de sorte que le texte peut être compris de deux manières différentes, comme une relation hétéro ou homosexuelle », explique Gilles Rozier.

Question qui passionne Litterama. La pièce est jouée en alternance par un comédien et une comédienne, Chantal Pétillot, et Xavier Béjat.

Ce soir j’ai vu la version féminine, j’irai bientôt voir la version masculine dont je vous parlerai aussi.

Le texte mis en scène par Gabriel Debray est selon ses propres mots, d « une écriture vive, ciselée, très visuelle, cinématographique, pleine de retournement de situation, comme dans un bon polar. »

D’ailleurs la mise en scène est une réussite, comme tout dans cette pièce. La scène est vivante, elle possède sa propre pulsation, qui s’accorde à celle de la comédienne, son jeu d’ombres et de lumière, devient l’articulation entre la mémoire et le récit au présent, entre le territoire du souvenir, cet homme caché dans la cave, et le lieu symbolique de l’Histoire que la narration fait surgir dans une lumière éblouissante et parfois cruelle.

Ce soir, nous avons vu jouer la merveilleuse Chantal Pétillot, dont chaque mot, chaque geste est une évidence, habitée, transfigurée, faisant corps avec le texte, respirant avec lui, grondant ou se pâmant, dans un jeu presque musical, parfois fluide ou syncopée avec quelques points d’orgue. Un jeu inspiré, dont on ne sort jamais indemne. Une modulation constante du corps et de la voix, un souffle, un grand vent, qui nous emporte, nous, spectateurs dans cette histoire d’amour parfois terriblement sombre. Je crois que ce soir nous avons aimé avec elle, avec la même douceur, la même fureur. Mais cette femme aime-t-elle l’homme qu’elle a sauvé, ou n’est-il que le jouet de son désir, ou simplement un peu de crédit à sa bonne conscience ? Chantal Pétillot joue habilement des ambiguïtés de son personnage et de ses zones d’ombre.

Le visage de la comédienne est parfois si proche des spectateurs qu’il apparaît comme en gros plan. D’ailleurs elle ne craint pas devenir planter son regard dans le vôtre.

Elle m’a fait penser à Marlène Dietrich, avec sa voix de basse, et cette sorte d’élégance.

Je crois que l’amoureux.se de théâtre a le devoir d’être un aventurier, pour aller à la rencontre des théâtres de quartier, vers des pièces qui ne bénéficient pas de la publicité qu’ils mériteraient. Je vais souvent au théâtre, et j’ai rarement été aussi émue.

Bien implanté dans le tissu urbain, Le Local est un lieu de création, d’actions culturelles et de pratiques artistiques amateurs, situé au 18 rue de l’Orillon Paris 11e au cœur du quartier Politique de la Ville Belleville/Fontaine au Roi.  L’association « Ombre et lumière » et ses artistes souhaitent favoriser des rencontres, des échanges et applique des tarifs adaptés à un public aux revenus modestes. Les actions qu’elle met en œuvre cherchent avec la parole, avec « des paroles », à créer des rencontres, des échanges culturels entre les artistes et les publics. Ces paroles s’expriment par différentes formes et provoquent d’autres paroles, elles-mêmes sources de création.

 

Margaret Atwood – Graine de sorcière

Margaret Atwood – Graine de sorcière –  (2016) Editions Robert Laffont, Paris 2019

Est-ce un signe des temps ? Margaret Atwood revisite le personnage de Miranda dans la Tempête de Shakespeare. Et c’est fabuleusement réjouissant !

Quelle ne fut pas ma surprise en lisant le dernier roman de Margaret Atwood traduit en français, « Graine de sorcière » de découvrir que Miranda en était l’un des sujets. Ou plutôt sa réhabilitation.

Un des nombreux clins d’œil de ce roman foisonnant !

Les féministes tentent aujourd’hui de redonner aux personnages féminins des romans masculins, victimes d’une société patriarcale qui les a contraints, l’occasion de régler quelques comptes. Avant de lire ce roman, j’avais découvert la version de la librettiste (peut-on l’appeler comme cela ?) Cordelia Lynn dans un semi opéra qui lui est consacré, où Miranda se venge de son existence bafouée.

Pourquoi m’être intéressée à la Tempête ? Parce que j’avais vu la pièce au théâtre, que le personnage de Miranda m’avait semblé assez symptomatique de la société de l’époque, où les femmes étaient exclues du pouvoir, et aussi parce que ma fille Héloïse dessinait les personnages pour Ted Ed et relisait donc la pièce. (J’ai la chance d’être la mère d’une jeune femme prodigieusement intéressante et talentueuse (mais si, mais si, je suis objective, l’amour n’est-il pas une seconde vue ?).

La mise en abyme de Margaret Atwood est diablement futée ! Lisez plutôt : « Injustement licencié de son poste de directeur du festival de Makeshiweg, au Canada, alors qu’il mettait en scène la tempête de Shakespeare, Felix décide de disparaître. Il change de nom et s’installe dans une maisonnette au cœur de la forêt pour y panser ses blessures, pleurer sa fille disparue. Et préparer sa vengeance. »

Douze ans après, il a l’occasion de monter une pièce avec un groupe de détenus dans une prison. Et il va s’arranger pour orchestrer sa vengeance et débouter du pouvoir ceux qui lui ont nui autrefois. D’une manière tout à fait jouissive pour le lecteur qui s’amuse bien, je vous prie de le croire, en opérant une sorte de renversement des valeurs ! Dont le personnage de Miranda ne fera pas l’économie.

Une sorte de tempête à bord d’une île qui serait la société du spectacle d’aujourd’hui.

Et un gigantesque pied de nez aux salauds de tout poil.

lire margaret Atwood

29e salon de la revue 2019: où sont les femmes ? Elles sont bien là !

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Les revues à propos des femmes : en voici quelques-unes mais il y en a bien d’autres !

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Dans mes dernières lectures, un beau texte de Cécile Sauvage sur la maternité, en dialogue avec la contemporaine Victorine B dans la revue  « L’eau-forte. », Corps et âmes. Raphaël Deuff tente de donner davantage de visibilité aux autrices.

Photo : L'Eau-forte n°7 (couverture)

Une nouvelle Miranda, libérée du patriarcat étouffant de « La tempête » de Shakespeare. A l’opéra…

Miranda, en latin, veut dire « celle qui doit être admirée ».

A L’Opéra Comique, le semi-opéra (alternance du parlé et du chanté, genre populaire au XVIIe siècle) conçu par Katie Mitchell, Cordelia Lynn et Raphaël Pichon à partir d’œuvres de Shakespeare et Purcell (mais aussi de Matthew Locke, Orlando Gibbons, Jeremiah Clarke, et aussi Ann Boleyn…), remet à l’honneur Miranda, unique personnage féminin de The tempest de Shakespeare.

Cet opéra est  une création originale de la metteuse en scène Katie Mitchell , de la dramaturge Cordelia Lynn, et du chef d’orchestre Raphaël Pichon .

Qui est donc Miranda, fille unique de Prospero, élevée de manière libre mais soumise au pouvoir des hommes ?

« Violée, abusée, mariée alors qu’elle n’était encore qu’une enfant » elle représente une figure du martyre féminin, et de son statut de victime dans une société patriarcale qui la violente. les femmes, ici, utilisent  » le désir de vengeance, la violence, l’invective, le reproche, la déploration « .

Dans cet opéra, Miranda organise un faux suicide (une noyade) afin de revenir demander des comptes aux hommes qui ont marqué sa vie et se venger.

D’objet de convoitise, elle devient sujet de la narration.

La critique (essentiellement Télérama) pointe un certain manichéisme dans ce huit clos (étouffant ?) où les femmes sont toutes des victimes et les hommes tous des salauds. Mais il faut dire que dans la pièce de Shakespeare, c’est bien la violence de ce monde d’hommes qui sert d’armature au récit. Et il me semble que la librettiste voulait rééquilibrer le monde un peu patriarcal de Shakespeare.

Seul lueur d’espoir du récit, Ferdinand, le mari de Miranda, s’exclame :  « Je veux trouver un moyen d’aimer qui ne blesse pas. Un amour sans douleur. Sans craintes »

mezzo : Kate Lindsey (Miranda); soprano : Katherine Watson (Anna, épouse de Prospéro) ; ténor : Allan Clayton (Ferdinand); soprano (14 ans) Aksel Rykkvin (fils de Miranda); baryton : Marc Mauillon (le pasteur)

Orchestre : ensemble Pygmalion

En librairie le 10 octobre, la suite de « La servante écarlate » traduite en français. Un démenti à la série télévisée ?

Une alternative à la série télévisée dont les saisons se suivent et se ressemblent : violentes et insupportables parfois. Géniales aussi le plus souvent. D’ailleurs je viens d’apprendre que ce livre va également faire l’objet d’une série télévisée.

« Le chef-d’oeuvre dystopique de Margaret Atwood, La Servante écarlate, est devenu un classique contemporain… auquel elle offre aujourd’hui une spectaculaire conclusion dans cette suite éblouissante.

Quinze ans après les événements de La Servante écarlate, le régime théocratique de la République de Galaad a toujours la mainmise sur le pouvoir, mais des signes ne trompent pas : il est en train de pourrir de l’intérieur.
À cet instant crucial, les vies de trois femmes radicalement différentes convergent, avec des conséquences potentiellement explosives. Deux d’entre elles ont grandi de part et d’autre de la frontière : l’une à Galaad, comme la fille privilégiée d’un Commandant de haut rang, et l’autre au Canada, où elle participe à des manifestations contre Galaad tout en suivant sur le petit écran les horreurs dont le régime se rend coupable. Aux voix de ces deux jeunes femmes appartenant à la première génération à avoir grandi sous cet ordre nouveau se mêle une troisième, celle d’un des bourreaux du régime, dont le pouvoir repose sur les secrets qu’elle a recueillis sans scrupules pour un usage impitoyable. Et ce sont ces secrets depuis longtemps enfouis qui vont réunir ces trois femmes, forçant chacune à s’accepter et à accepter de défendre ses convictions profondes. En dévoilant l’histoire des femmes des Testaments, Margaret Atwood nous donne à voir les rouages internes de Galaad dans un savant mélange de suspense haletant, de vivacité d’esprit et de virtuosité créatrice. »

Pourquoi (re)-lire « La tempête » de Shakespeare ? Parce que je vais bientôt vous parler de Miranda ! Vous pouvez juste regarder cette vidéo !

Iseult Gillespie – Héloïse Dorsan Rachet