Folie d’une femme séduite, Susan Fromberg Schaeffer/ Attention pépite !

Folie d’une femme séduite, Susan Fromberg Schaeffer (1983), Presses de la renaissance 1985 pour la traduction française, Belfond 2011 et Pocket 15 013, 1076 pages de ce livre

Ce roman est une pépite dans l’histoire de la littérature et des femmes. Non seulement il est extrêmement bien écrit et traduit mais il est aussi d’une intelligence rare dans la mise en place des situations, la psychologie des personnages et la construction du récit. Sans parler de la documentation fouillée, et précise, sur la vie de cette époque. D’autre part, il garde son souffle tout au long des 1076 pages de l’édition de poche. Ce qui n’est pas la moindre de ses prouesses ! Je ne pense pas qu’une ligne de ce récit soit inutile. Je remercie Nadège  de m’avoir donné envie de le lire, car c’est la force de ce réseau qu’est la Toile pour les blogueurs que nous sommes : partager ses lectures et ses passions.

Ce roman est tiré d’une histoire vraie qui défraya la chronique au tournant du XXe siècle. Il décrit avec beaucoup de maîtrise la passion amoureuse dévastatrice d’une jeune fille fragile et tourmentée, en même temps que les débuts de la psychanalyse avec Breuer et Freud (Moins connu que Freud, il est à l’origine du traitement de l’hystérie par la méthode cathartique) à travers le personnage très finement campé d’un aliéniste dans le roman qui tente de mettre en œuvre les méthodes de ses illustres contemporains.

Agnès Dempster est une enfant tourmentée, rejetée par sa mère, et née en ce XIXe siècle d’une grande intolérance pour les femmes. Condamnées à des travaux souvent ingrats, la plupart du temps ménagers, les femmes n’ont d’autre choix que de se marier et d’enfanter pour échapper à leur propre famille, ou/et à se réfugier dans l’idéal d’un amour absolu et romantique, fantaisie souvent nourrie par les romans sentimentaux de l’époque. Les femmes de ce roman sont la proie de terribles frustrations qui les poussent parfois à adopter des conduites dépressives ou hystériques que la société dans laquelle elles vivent condamne sans pitié. Elles doivent retourner et rester dans le rang. On peut dire que cette société rend malades les femmes. Et les femmes de la famille Demptster, mère et grand-mère ne sont pas une exception, et souffrent de variations de l’humeur, de moments de dépressions qui ne sont guère compris par leur entourage. Leurs maris sont plutôt gentils (même s’ils ne font pas la cuisine et le ménage !) mais complètement dépassés par les sautes d’humeur de leur femme. Quant à Frank Holt, objet de la passion d’Agnès, on comprend qu’il étouffe sous un amour aussi pesant. Et c’est l’une des forces de cerroman que de ne condamner ni les uns ni les autres mais au contraire d’analyser les ressorts de tout un système patriarcal qui, au fond, ne laisse personne indemne.

Ce roman rappelle les personnages d’ Emma Bovary, Tess d’Urberbille et ceux des Hauts de Hurlevent. La passion y est portée à son paroxysme faisant de son héroïne une femme obsessionnelle, incapable de vivre pour elle-même, et d’une jalousie dévorante. Une femme dont le corps et la tête ont opéré un irrémédiable divorce qui vont la conduire à la folie et au crime (On le sait très vite au début du roman).

Biagraphie de l’auteure sur le site de l’éditeur : « Née en 1941 à New York, diplômée de l’université de Chicago avec une thèse sur Vladimir Nabokov, poète, nouvelliste, romancière, professeur et journaliste, Susan Fromberg Schaeffer est considérée comme un auteur de tout premier rang dans la fiction américaine contemporaine. Son œuvre a été récompensée par de nombreux prix, parmi lesquels une sélection au National Book Award for Poetry. Collaboratrice régulière du New York Times Book Review, elle a enseigné pendant plus de trente ans la littérature américaine au Brooklyn College. » Elle est décédée le 26 août 2011.

Miroir d’Elles

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A voir au Théâtre du Marais, du 1er au 31 octobre, d’après des textes de Franca Rame et Dario Fo (Prix Nobel de littérature), Jean-Gabriel Nordmann, Gérard Levoyer, Lise Martin, Guy Foissy, Xavier Durringer (D’ailleurs en parlant de Xavier Durringer, si vous n’êtes pas encore allés voir « Acting » avec Nils Arestrup et Kad Merad, courez-y, c’est excellent.)

« Les monologues, drôles, tragiques, tendres et graves, sont tous des témoignages de fragments de vie de femmes. Elle est toutes ces femmes.

9 femmes comme autant de facettes que l’on croise dans le miroir. Chacune est un instantané de vie: drôle, léger, émouvant, tragique. C’est selon… Dans sa robe noire, elle entre et livre des témoignages poignants, des confessions pathétiques ou des confidences mutines Elle est toutes ces femmes.

Miroir d’Elles a reçu le prix des P’tits Molière 2015, catégorie « Meilleur seul en scène  »

Francesca Melandri – Plus haut que la mer

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Francesca Melandri – Plus haut que la mer (2011) , Editions Gallimard, 2015 et  Folio n°6103

Voilà un petit bijou littéraire. Un récit douloureux, tragique et joyeux dans lequel une rencontre a lieu entre deux personnes que tout sépare, l’éducation, le milieu social, les goûts mais qui ont une même qualité d’être, une même attention à l’autre et qui cheminent sans amertume.

L’auteure sait les rendre proches, et nous faire partager leurs pensées, leurs hésitations et tous leurs mouvements intérieurs. Ce voyage dans cette île paradisiaque, où le visiteur est saisi par la beauté de la mer, la senteur et les parfums est aussi le lieu de l’enfermement, de la douleur et de la violence. La prison a non seulement un effet sur les prisonniers mais aussi sur ceux qui viennent les voir, sur les proches et sur la société toute entière.

En 1979, Paolo et Luisa se rencontrent sur un bateau qui les emmène sur une île où sont détenus lui, son fils et elle, son mari. Le fils de Paolo a été condamné pour des actes terroristes, et le mari de Luisa, homme violent, pour avoir tué deux hommes alors qu’il était ivre.

Obligés de rester une nuit sur l’île à cause de la tempête, ils vont se raconter. Et s’ouvrir à nouveau à la vie. Ils seront surveillés par Nitti Pierofrancesco, gardien de prison, happé par la violence, qui ne parvient plus à communique avec sa femme, et s’emmure dans le silence. Témoin de leurs confidences, il va lui aussi se transformer.

Ce livre évoque » les années de plomb » en Italie et la pratique de l’attentat politique dans le cadre de la lutte armée entre 1969 et l’extrême fin des années 1980, la plus célèbre étant celle des « Brigades Rouges ». Le récit a lieu en 1979, lors des années les plus dures du terrorisme, l’année d’avant a eu lieu l’assassinat d’Aldo Moro, et l’année d’après l’attentat de Bologne.

Paolo, malgré les crimes perpétrés par son fils, est présent à ses côtés  à chaque fois qu’il le peut. Il souffre mais n’abandonne pas. Luisa, elle, n’a jamais connu de véritable tendresse; elle ne regrette pas son mari violent mais accomplit son devoir. Chacun des personnages a une ténacité, une volonté de vivre et de cheminer qui lui permet de construire à nouveau un avenir.

J’ai été très touchée par ce livre, par la complicité qui se tisse entre les personnages, par leur profondeur, leur humanité. Un vrai coup de cœur.

« Scénariste pour le cinéma et la télévision, Francesca Melandri est également réalisatrice. Son documentaire Vera (2010) a été présenté dans de nombreux festivals partout dans le monde. Eva dort, son premier roman, a été plébiscité par la critique et les lecteurs en Italie, où il a obtenu plusieurs reconnaissances importantes, dont le prix des Lectrices du magazine Elle, mais aussi en Allemagne, en France et aux Pays-Bas. » Note de l’éditeur.

Léonor de Récondo – Amours / Une merveille…

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Léonor de Récondo – Amours Sabine Wespieser Editeur 2015 Points 4327

Grand prix RTL-LIRE / PRIX DES LIBRAIRES

Ce livre est une merveille. D’ailleurs, point n’est besoin de lire cette chronique, il vous suffit de courir à la librairie la plus proche, d’arracher sauvagement le livre des rayonnages, et là, sans même attendre, de vous plonger dans ce chant d’amours.

Car il s’agit d’amour multiples, entrelacés, d’une terrible force, de ceux qui vous arrachent à votre vie pour vous élever vers une autre, plus grande, plus pure, plus passionnée.

Léonor de Récondo est musicienne, et cela s’entend, son écriture a la beauté des musiques baroques, où les motifs se dilatent et se multiplient dans un éternel recommencement. « Les uns contre les autres s’aimer ». Un jeu de tensions et de détentes…

Et que de violence pourtant, dans cette France de début du siècle, derrière les volets des grandes maisons bourgeoises, des femmes se meurent d’ennui, dans un univers aussi serré que leurs corsets, où les pas des domestiques sont si feutrés qu’ils brisent à peine le silence. Même les conversations sont pleines du vide qui les étreint. Les hommes jettent leur gourme avec les servantes ; leurs femmes n’ont pas appris l’amour et le sexe les rebute. D’ailleurs la morale, la religion, et l’ignorance héritée de leurs mères ont tout fait pour les en dégoûter.

Leur destin est d’être mère, de reproduire et de donner des enfants à la France. Enfanter c’est servir la famille et la patrie. Et des fils, car les fils font des affaires, l’amour et la guerre.

Victoire n’a pas d’enfant alors qu’elle est mariée depuis plusieurs années. Elle n’aime pas son mari, elle s’ennuie, absorbée par la vacuité d’une vie sans saveur. Les domestiques s’affairent autour d’elle ; Victoire ne fait rien car elle n’a rien à faire. Elle évite autant qu’elle peut les étreintes de son mari. Mais qui l’en blâmerait ?

« Il ira à l’essentiel comme toujours. L’essentiel se situant entre ses cuisses, qu’elle rechigne à écarter, il lui faut toujours forcer un peu ».
Alors le corps de Victoire se tait.

Monsieur va voir ailleurs de toute façon, mais elle ne le sait pas, Monsieur connaît bien l’autre chambre sous les combles …

Née en 1976, Léonor de Récondo vit à Paris. Violoniste baroque, elle se produit régulièrement avec de nombreuses formations, dont l’Yriade, ensemble de musique qu’elle a fondé en 2004. Elle est l’auteure de quatre romans.

Nell Leyshon – La couleur du lait / Voix magnifique et fragile

Ce livre est la voix de Mary, voix que rien ne trouble, voix pure et limpide, venue du plus profond d’elle-même, de sa capacité à embrasser le monde, à le sentir, à l’aimer et à en souffrir. Peut-être sa conquête de la liberté, dans un monde fruste où elle est soumise à l’impératif, ne peut-elle être que tragique. Des autres elle ne reçoit que des coups et des ordres.. Elle est assujettie à la violence d’une société de classe, profondément patriarcale, dont elle va se libérer par l’écriture. Elle racontera son histoire afin de faire entendre sa voix.

L’histoire se déroule en 1831, en Angleterre, dans le Dorset. Jeune fille de quinze ans, soumise à la brutalité d’un père sans tendresse, Mary est placée comme bonne chez le pasteur Graham pour servir et tenir compagnie à son épouse, une femme malade du coeur. Mary ne peut choisir, elle reçoit des ordres et obéit, personne ne lui demande jamais ce qu’elle aimerait, ou ce qu’elle pense. Un jour pourtant, le pasteur lui propose de lui apprendre à lire et à écrire.

Livre d’une grande beauté même si Mary écrit sans majuscule. Sa langue est simple mais limpide; sans la grandiloquence des majuscules les phrases ne se closent jamais vraiment.

La conquête de la lecture et de l’écriture a souvent été pour les femmes une libération. Ce sera le cas pour Mary. Celle qui écrit sa vie, qui la raconte, par les mots, prend possession d’elle-même et de son destin. Humiliée, méprisée, Mary devient sujet de son propre discours, elle prend la parole et fait entendre sa voix.

J’ai adoré ce livre touchant et profond, cette écriture sur le fil, tremblante et pourtant assurée. Il m’a profondément émue. Un vrai coup de cœur.

Le nouveau nom (L’amie prodigieuse 2) – Elena Ferrante / Une saga romanesque à couper le souffle !

 

Le nouveau nom (L’amie prodigieuse 2) – Elena Ferrante  – 07 janvier 2016 – Editions Gallimard, 554 pages

Vignette femmes de lettresAnnées soixante. Les deux amies ont quitté l’adolescence et leurs voies divergentes nous sont racontées par la voix d’Elena Greco qui est la narratrice. Lila a fait un mariage riche mais malheureux et ne sait comment se dépêtrer de cette situation. En elle, couve encore cette envie d’apprendre et de s’élever au-dessus de sa condition. Les chaussures qu’elle a inventées avec son frère ont été rachetées par les frères Solara, camorristes du quartier, qui peu à peu dépossèdent la famille Cerullo. Lila déteste de plus en plus son mari qui l’a trahie en vendant la marque aux camorristes.

Elena poursuit ses études et tente de conquérir une difficile liberté.  Elle est éperdument amoureuse de Nino Sarratore qu’elle connaît depuis l’enfance mais qui, s’il ne semble pas indifférent à son charme, tarde à se déclarer. Elle porte avec elle une culpabilité dont elle ne parvient pas à se débarrasser, tente de faire oublier ses origines sociales et ce qu’elle considère comme une imposture – sa réussite. C’est Lila qui aurait dû continuer ses études et non elle.

Mais dans ce tome, c’est la relation aux hommes qui est analysée, et aussi l’émancipation féminine grâce aux études et à l’écriture.

La violence est constitutive des rapports entre hommes et femmes. Violence subie et acceptée : « […] pas une personne dans le quartier, surtout de sexe féminin, n’était sans penser qu’elle méritait une bonne correction depuis longtemps. Ces coups ne provoquèrent aucun scandale, au contraire la sympathie et le respect envers Stefano ne firent que croître : en voilà un qui savait se conduire en homme ». Le système patriarcal soumet les femmes et il faut une grande force morale et intellectuelle pour y échapper.

Les coups pleuvent lorsque la femme n’a pas été obéissante, ou qu’elle a dépassé les bornes qui lui sont assignées. Et par-dessus-tout, elle doit respecter l’honneur du mari et ne pas lui faire perdre la face. Elle n’est qu’un objet que l’on possède, en aucun cas une égale.

La transformation des femmes mariées est une transformation morale et physique : « Elles avaient été dévorées par les corps de leurs maris, de leurs pères et de leurs frères, auxquels elles finissaient toujours par ressembler – c’était l’effet de la fatigue, de l’arrivée de la vieillesse ou de la maladie. Quand cette transformation commençait-elle ? Avec les tâches domestiques ? les grossesses ? les coups ? ».

Mais cette saga est aussi l’histoire d’une amitié et d’une fascination réciproque. Elles se rapprochent pour s’oublier aussitôt, se jalousent, se détestent parfois mais ne cessent de s’aimer. Car l’amour, tout le monde le sait, est un sentiment complexe.

Les deux amies vont se retrouver le temps d’un été avant que leurs chemins ne se séparent à nouveau : elles partent pour Ischia avec la mère et la belle-sœur de Lila. La famille Sarratore est également en vacances sur l’île et Lila et Elena revoient Nino.

Une écriture puissante et captivante dans cette saga qui raconte aussi la lutte pour l’émancipation des femmes dans le sud de l’Italie à Naples.

Tome 1 :  L’amie prodigieuse

Elena Ferrante – L’amie prodigieuse

Elena ferrante – L’amie prodigieuse (2011), 2014 pour la traduction française, traduit de l’italien par Elsa Damien – Gallimard , Folio n°6052, 430 pages

LITTERAMA copieQuel régal ce livre ! Chronique de la vie quotidienne de deux amies dans un quartier populaire de Naples à la fin des années cinquante, il pose avec intelligence de nombreuses questions sur l’émancipation : l’émancipation sociale, économique, féminine. Elena et Lila, élèves douées à l’école primaire, pourraient toutes les deux faire des études. Elles sont brillantes et dépassent facilement tous leurs camarades. Lila, cependant, semble la plus douée. Mais c’est Elena, éternelle deuxième, qui ira au collège puis au lycée tandis que Lila sera obligée de travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. D’où le sentiment, qui ne quittera jamais Elena, d’usurper le destin qui aurait dû être celui de son amie, et de ne pas être légitime.

Elena est la narratrice, et à la lire, on s’aperçoit que son désir de connaissance et d’ascension sociale introduit peu à peu une distance avec sa famille. Entre elle et Lila, existe une rivalité qui la fait se sentir insignifiante et laborieuse mais qui est aussi un aiguillon qui la stimule et lui permet souvent de combattre le découragement qui la terrasse :

« […] tous les sujets qui me passionnaient et me permettaient de me faire mousser auprès des professeurs, qui du coup me considéraient comme excellente, s’affaissaient dans un coin vidés de leur sens »

Si Lila semble tout comprendre avec facilité, capable d’apprendre seule le latin et le grec, sa nature fougueuse va lui jouer bien des tours. Elena, plus sage, mettra sa vie et ses amours entre parenthèses, et se lancera à corps perdu dans le travail.

L’école, véritable ascenseur social, lui permet d’accéder à une autre vie tandis que Lila peine à se dégager d’une situation qui la retient prisonnière de la violence des hommes et du milieu camorriste napolitain :

«[…] je commençai à me sentir clairement une étrangère, rendue malheureuse par le fait même d’être une étrangère. J’avais grandi avec ces jeunes, je considérais leurs comportements comme normaux et leur langue violente était la mienne. Mais je suivais aussi tous les jours, depuis six ans maintenant, un parcours dont ils ignoraient tout et auquel je faisais face de manière tellement brillante que j’avais fini par être la meilleure. Avec eux je ne pouvais rien utiliser de ce que j’apprenais au quotidien, je devais me retenir et d’une certaine manière me dégrader moi-même. Ce que j’étais en classe, ici j’étais obligée de le mettre entre parenthèses ou de ne l’utiliser que par traîtrise, pour les intimider ».

Trois autres tomes suivent cet opus, dont le deuxième déjà publié en français « Le nouveau nom ». Je l’ai déjà lu et j’ai hâte de lire les deux autres tomes. Un bandeau sur le livre précisait que Daniel Pennac recommandait ce livre !

(L’amica geniale, Storia del nuovo cognome, Storia di chi fugge e di chi resta, Storia della bambina perduta). 2 ne sont pour l’instant pas traduits en français. Elle a été finaliste grâce à ce roman du Premio Strega en 2015.

Ces livres ont été publiés en italien de 2011 à 2014. On ne sait pas qui est véritablement Elena Ferrante qui est un nom de plume, ni où elle vit. De multiples rumeurs circulent à son sujet. Notamment celle qui affirme qu’elle est un homme…  On sait seulement qu’elle refuse d’être un personnage public et , ne se présente pas à la remise des prix. Elle a accordé une seule interview au journal « L’Unita » en 2002.

Elle est née en 1943.

A lire absolument…