Les romancières égyptiennes : Out-el-Kouloub (1892-1968)

Dans mes recherches, la première femme dont le nom est apparu est Out-el-Kouloub,

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, pseudonyme d’Out El-Demerdachia, née au Caire en 1892 et décédée en Autriche à Graz en 1968, à l’âge de 76 ans. Elle est aujourd’hui pratiquement oubliée et les quelques livres qui furent traduits dans notre langue sont épuisés. Elle était fille d’un cheikh de confrérie soufie et publia de 1934 à 1961 , huit romans et textes en français, la plupart chez Gallimard.

  Être éditée dans l’une des maisons les plus prestigieuses prouve la reconnaissance de la qualité de son œuvre. Ses préfaciers furent des personnalités célèbres, Paul Morand, Jean Cocteau ou André Maurois. Il est vrai toutefois que l’époque était propice aux découvertes car les échanges culturels entre les deux pays étaient importants. 

Elle écrivit en français de son point de vue oriental et fut une des premières féministes même si son féminisme était modéré.


Elodie Gaden
,
dont les recherches publiées sur la toile sont particulièrement
intéressantes, remarque  que :  » En effet, cette
tranche historique voit naître conjointement en Égypte la montée des
nationalismes et le début de l’expression des femmes car « le problème
de l’aliénation d’une culture cristallise celui de
l’aliénation d’un sexe ».

Il faut rappeler également que l’Egypte, à cette époque, est colonisée par l’Angleterre, et que l’élite intellectuelle choisit d’écrire en français, symbole de la liberté de penser. Cet
élan sera brisé après la guerre avec la rupture des relations
diplomatiques entre la France, l’Angleterre et l’Egypte. Les
auteurs continuent à oeuvrer cependant… (Il faut lire
Elodie Gaden
 à ce sujet)

          Au hasard de la pensée, revue L’Égyptienne, 1934

          Harem, 1937, réédition Gallimard, 1955

          Trois contes de l’Amour et de la Mort, préface d’André Maurois,
éditions Corrêa, 1940.

          Zanouba, préface de Jérôme Tharaud et Jean Tharaud,
Gallimard, 1947

          Le coffret hindou, préface de Jean Cocteau, Gallimard,
1951

          La nuit de la Destinée, préface d’Emilie Dermenghem, Gallimard,
1954

          Ramza, préface d’Henri Guillemein, Gallimard, 1958

          Hefnaoui le Magnifique, préface d’Henri Peyre, Gallimard,
1961

Un essai lui a été consacré :

que l’on peut compléter par la lecture de cet article plus général :

Le féminisme dans la littérature égyptienne de langue française

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