Les femmes et l’écriture – Susan Fromberg Schaeffer

« Quels conseils donneriez-vous à un jeune écrivain ?
Ne jamais renoncer ! Un roman encore non-publié finira peut-être pas le devenir, mais un manuscrit non-écrit le restera à jamais. Le monde est imprévisible, c’est comme ça. J’ai débuté par la poésie, mais, évidemment, ce sont les poèmes dont j’étais le moins fière qui ont été publiés. Et lorsque, après sept ans passés à écrire de la poésie, j’ai enfin décidé de passer à la fiction, tout le monde me mettait en garde : ne pas écrire sur l’Holocauste (« Il y a déjà bien trop de livres sur le sujet ») ; oublier les romans sur la Nouvelle-Angleterre au XIXe (« T’en as déjà fait pas mal »), et pas la peine de parler du Vietnam (« On n’en peut plus du Vietnam ! »). Bien entendu, ces sujets ont fait mes plus beaux succès !
Interview avec Susan Fromberg Schaeffer pour Barnes & Noble.com, en 2005. »
Traduction française sur le site de l’éditeur 

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L’écriture des femmes – Annie Ernaux

«Pour La femme gelée, j’ai eu beaucoup de lectrices. D’ailleurs, lorsqu’on met le mot femme dans un titre, on est à peu près sûr d’en écarter les hommes. Pour mes autres récits, j’ai reçu autant de courrier d’hommes que de femmes. Enfin pour Passion simple (Gallimard), les femmes me sont tombées dessus. On attend d’une romancière qu’elle vous parle de l’amour de manière sentimentale. Les valeurs qui nous restent attachées sont l’altruisme, la douceur…»  in Y a-t-il une écriture féminine ?

et in Litterama(Les femmes en littérature)

L’écriture-feminine-est-elle-une-ecriture-spécifique ?

 

Annie Ernaux

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Les femmes et la littérature :Virginie Despentes – Le rôle de l’écrivain

Zora Neale Hurston

Author Zora Neale Hurston

Grâce à CultURIEUSE, je me suis procuré enfin « Une femme noire » de Zora Neale Hurston. Née en janvier 1901, dans une petite ville du Sud, elle est considérée par de nombreuses femmes de lettres afro-américaines, Toni Morrison, Paule Marshall et Alice Walker entre autres, comme l’initiatrice, celle par qui tout a été rendu possible. Première femme noire anthropologue, elle a participé au mouvement « Harlem renaissance » qui a initié un renouveau de la littérature et de l’art. La littérature écrite par les femmes noires a un intérêt particulier : elle permet de redéfinir la culture propre en dehors des critères des « Blancs » dominants dans un monde régi par les lois ségrégationnistes, mais aussi de s’élever contre l’oppression masculine. Ces femmes ont une singulière énergie car elles se battent sur plusieurs fronts à la fois. Elle puise dans la littérature orale, et célèbre une culture populaire sans s’appesantir  sur l’amertume de la communauté noire face à l’exclusion et à la violence. Elle utilise l’écriture phonétique pour rendre le rythme particulier du « black speech », et volontiers lyrique, s’appuie sur les dialectes du sud riches d’une grande variété de nuances entre le parler des villes, le patois des campagnes et le jargon des ouvriers.

« Une femme noire » est considéré comme le premier véritable roman féministe de la littérature afro-américaine. Il exalte « la richesse et l’authenticité des traditions noires » et symbolise « la descente en soi-même », selon Françoise Brodsky. Elle poursuit ses études grâce à une bourse pour Barnard College et devient la première Noire anthropologue. Elle célèbre dans ses écrits la beauté noire du « Black American », influencée par le blues, les contes populaires et les negro spirituals.

Elle étudie, à partir de 1927, le folklore des Noirs du Sud et un an plus tard, part à la Nouvelle Orléans, essaie de pénétrer les arcanes de la culture vaudou en étant initiée elle-même. Suite à ces différents travaux, elle publie « Mules and Men », un recueil de folklore. Puis ce sera un premier roman inspiré de la vie de ses parents, « Jonah’s Gourd Vine ». Ce n’est qu’en 1936, alors qu’elle se rend à la Jamaïque et Haïti pour enquêter à nouveau sur le vaudou, qu’elle rédigera « Une femme noire ».

Quelques années plus tard, en 1942, elle publie son autobiographie « Dust tracks on a road. « . Fait marquant, elle publiera en 1959, « Seraph on the Sunwanee », qui pour la première fois met en scène des personnages blancs.

Elle mourra  des suites d’une attaque en janvier 1960. En 1972, Alice Walker (la couleur pourpre) lui rendra hommage en faisant poser une pierre tombale à l’endroit supposé de sa tombe.

Zora Neal Hurston: An Introduction to the Supreme – Literary Others ...

Source : informations données par Françoise Brodsky dans sa préface.

Lorraine Hansberry – première femme afro-américaine dont la pièce a été jouée à Broadway

Lorraine Hansberry, que j’ai découverte lors du documentaire consacré à James Baldwin sur Arte (magnifique !) est la première femme noire américaine dont la pièce ( A raisin in the sun) en 1959 a été jouée à Brodway.

« Raisin in the Sun de Lorraine Hansbury, prend son titre du célèbre poème de Langston Hughes « A Dream Deferred », dont le thème fait écho dans toute la pièce. Dans un petit appartement à Chicago dans les années 1950, les membres de la famille Younger, une famille afro-américaine, ont chacun de grands rêves de quoi faire avec l’argent d’assurance-vie qu’ils vont recevoir du passage de Big Walter. Pour certains membres de la famille, leurs rêves ont été reportés, «différés», pendant des années; Pour d’autres, il ya des obstacles qu’ils doivent surmonter pour poursuivre leurs rêves. »a consulter, source

Dernières nouvelles du cosmos

Les femmes et la littérature : Maï-Do Hamisultane

Maï-Do Hamisultane — Wikipédia

« J’écris depuis toujours, depuis ma petite enfance, à l’époque où j’habitais à Casablanca. Jean-Pierre Koffel qui était le meilleur ami de ma grand-mère et qui a d’ailleurs eu le prix Atlas en 1995 pour Nous l’appellerons Mehdi, me gardait quand j’étais petite. Il me demandait souvent, à l’âge de 5 ans, pour rire, ce que je voulais faire dans la vie. Je répondais toujours : écrivain. Il m’initia dès l’âge de six ans à l’écriture en me donnant une feuille et un stylo et en me demandant d’écrire quelque chose sur le chien de la maison, Snoopy. Avant La Blanche, dont j’ai entamé l’écriture à dix-sept ans, j’avais écrit un autre roman que je n’ai jamais publié. A quatorze ans, j’ai écrit des poèmes qui sont parus dans le quotidien marocain Al Bayane.

Pour moi, écrire est une nécessité, une nature, plus qu’une passion. Le théâtre est une passion, mais l’écriture est plus que cela, elle m’est aussi nécessaire que l’air que je respire. »

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