Les femmes et la littérature : Maï-Do Hamisultane

Maï-Do Hamisultane — Wikipédia

« J’écris depuis toujours, depuis ma petite enfance, à l’époque où j’habitais à Casablanca. Jean-Pierre Koffel qui était le meilleur ami de ma grand-mère et qui a d’ailleurs eu le prix Atlas en 1995 pour Nous l’appellerons Mehdi, me gardait quand j’étais petite. Il me demandait souvent, à l’âge de 5 ans, pour rire, ce que je voulais faire dans la vie. Je répondais toujours : écrivain. Il m’initia dès l’âge de six ans à l’écriture en me donnant une feuille et un stylo et en me demandant d’écrire quelque chose sur le chien de la maison, Snoopy. Avant La Blanche, dont j’ai entamé l’écriture à dix-sept ans, j’avais écrit un autre roman que je n’ai jamais publié. A quatorze ans, j’ai écrit des poèmes qui sont parus dans le quotidien marocain Al Bayane.

Pour moi, écrire est une nécessité, une nature, plus qu’une passion. Le théâtre est une passion, mais l’écriture est plus que cela, elle m’est aussi nécessaire que l’air que je respire. »

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Les femmes et la littérature : Leïla Slimani

THE VIEW FROM FEZ: Art and Literature at the French Institute in Fez

« On écrit parce qu’on a une forme de souffrance en soi ou quelque chose en tout cas comme une … vous savez Céline, grand écrivain français, il disait : « Un écrivain c’est quelqu’un qui a une plaie et qui passe son temps à remuer le stylo dans la plaie ». Il faut surtout jamais laisser cicatriser. C’est ça le principe d’un écrivain. Le jour où tu cicatrises, tu n’écris plus. »

Conférence au Connect Institute

 

Claza Zetkin

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Il est vraiment dommage que les écrits de Clara Zetkin soient si difficiles à trouver en France car elle fut une figure féminine de premier plan au début de ce siècle et milita activement pour les droits des femmes.

Née le 5 juillet 1857 à Wiederau en Saxe et morte près de Moscou le 20 juin 1933, elle a été enseignante, fervente militante et journaliste. Elle a dirigé en 1892 le journal l’Egalité qui a été l’organe des femmes socialistes allemandes et, pacifiste, a créé avec Rosa Luxembourg, autre figure éminente, la création du parti communiste allemand.

Forte de sa position de secrétaire internationale par les déléguées socialistes de quinze pays, on lui doit  la journée du 8 mars, « Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes ».

Députée au Reichtag durant la République de Weimar de 1920 à 1933, ses interventions contre Hitler en 1932 firent grand bruit. Mais victime de terribles pressions et menaces de la part des nazis, elle a été contrainte à l’exil et a trouvé refuge en Russie où elle a été élue présidente de l’Internationale des femmes.

« Les murs de sa maison gênent plus la femme qu’il ne la protège ».

Selon Geneviève Brisac, dans un article publié dans le Monde diplomatique en 1981, à l’occasion du livre « Batailles pour les femmes », recueil en français de ses écrits : « Mais les écrits théoriques témoignent, chez une dirigeante de cette envergure, d’un étonnant manque de confiance en soi ; elle n’avance qu’à l’abri de Marx, de Bebel ou de Lénine, et, dès que celui-ci sourcille, bat en retraite, terrorisée à l’idée de sombrer dans le féminisme. Ainsi la force créative est-elle relativement absente de ce recueil qui trace le portrait d’une grande organisatrice, d’une femme de parti qui fit beaucoup pour la syndicalisation et la politisation des ouvrières de ce début de siècle, mais qui n’apporta pas grand-chose à l’élaboration d’une théorie de leur libération. Et cela en dépit de son immense expérience de militante et de journaliste circulant sans cesse dans toute l’Europe. »

 

Etre femme et écrire : Claude Pujade-Renaud et le déclic de l’écriture

« Tout n’est pas transférable. Mais lorsque j’écris, j’essaie de ne pas perdre le contact avec une sorte de pulsation du dedans qui conserve tout de même quelque chose de corporel et une respiration. Parfois il y a une pulsation, une respiration qui passe dans la phrase.
L’apprentissage du sport puis de la danse m’a montré que souvent il faut « tenir bon ». Affiner un geste, trouver le mot, modifier le rythme d’une phrase n’est pas donnée d’emblée. C’est valable pour n’importe quelle activité. 90% de transpiration, 10 % d’inspiration. »

Entretien avec Claude Pujade-Renaud paru dans le n°13 de la revue Contre-pied, novembre 2003, page 74. Revue du centre national d’étude et de formation, EPS et société.

 

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Quelques-uns de ses livres pêle-mêle …

Le mystère Elena Ferrante

Ces dernières semaines la polémique agite les media. Il semblerait qu’un journaliste italien ait « démasqué » l’auteur qui se cache derrière le pseudonyme d’Elena Ferrante. Aucun auteur n’est obligé d’assumer publiquement la paternité ou maternité d’une oeuvre, il n’y a rien d’illégal à l’anonymat. Mais tout mystère demande à être percé, en tout cas, c’est ce que croient certains. D’autre part,  il paraît qu’en Italie c’est devenu un sport national depuis quelques années. En France, nous n’en sommes qu’au deuxième roman.

Sur les réseaux sociaux, il y a les « pour » et les « contre ». Ceux qui préféreraient qu’on respecte l’anonymat de l’auteur puisque c’est ce qu’elle souhaite, et qui considère que la révélation de son nom est une atteinte à la vie privée, et d’autres qui, simplement pris par le jeu, s’amusent des multiples rebondissements de cette affaire. Forcément le mystère focalise les désirs et les attentes, et sa résolution procure-t-elle une sorte de décharge qui s’apparente au plaisir.

D’autant plus que l’auteur accorde quelques rares interviews par e-mails.

Mais là encore rien n’est sûr, peut-être que l’auteure présumée n’est pas l’auteur véritable. Le mystère est peut-être toujours entier et le jeu va se poursuivre pour le plus grand plaisir des chasseurs de … trésor.

Elena Ferrante – L’amie prodigieuse
Le nouveau nom (L’amie prodigieuse 2) – Elena Ferrante / Une saga romanesque à couper le souffle !

Les femmes et l'ecriture 3

Paroles de femmes : Virginia Woolf

« Bien que différents, les sexes s’entremêlent. En tout être humain survient une vacillation d’un sexe à l’autre et, souvent, seuls les vêtements maintiennent l’apparence masculine ou féminine, tandis qu’en profondeur le sexe contredit totalement ce qui se laisse voir en surface. »

 

Orlando (1928), traduction de Catherine Pappo-Musard, Paris, LGF, 1993, p 184

 

virginia woolf

DÉBAT: ÉCRITURE FRANCOPHONE AU FÉMININ D’UN CONTINENT À L’AUTRE

Jeudi 2 juin 2016 à 18h à la Sorbonne Nouvelle
 
À l’occasion de la sortie du film Autour de Maïr de Hejer Charf, Nadja Productions organise en collaboration de la Délégation générale du Québec à Paris, une discussion portant sur l’écriture francophone au féminin avec les écrivaines québécoises Denise Desautels et Madeleine Monette, la chercheuse française, Audrey Lasserre et l’essayiste algérienne, Wassyla Tamzali qui animera le débat.
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18h> 20h
Bibliothèque Gaston Miron – Études québécoises
Bibliothèque universitaire, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3
13 rue Santeuil, 75005 Paris
Métro Censier-Daubenton