Sur le mépris des femmes, et notamment des femmes écrivains au début du XXe siècle en Angleterre :

« L’approbation des dames est toujours suspecte, observa-t-il. On risque le rejet des esprits sérieux. L’étiquette romantique de l’esprit chevaleresque. Le véritable écrivain s’efforce de conquérir des lecteurs d’une autre trempe.

  • Nous ne sommes pas toutes des lectrices écervelées de romans anglais, protesta Béatrice. »

in Helen Simonson , « L’été avant la guerre ».

Les femmes et l’écriture – Susan Fromberg Schaeffer

« Quels conseils donneriez-vous à un jeune écrivain ?
Ne jamais renoncer ! Un roman encore non-publié finira peut-être pas le devenir, mais un manuscrit non-écrit le restera à jamais. Le monde est imprévisible, c’est comme ça. J’ai débuté par la poésie, mais, évidemment, ce sont les poèmes dont j’étais le moins fière qui ont été publiés. Et lorsque, après sept ans passés à écrire de la poésie, j’ai enfin décidé de passer à la fiction, tout le monde me mettait en garde : ne pas écrire sur l’Holocauste (« Il y a déjà bien trop de livres sur le sujet ») ; oublier les romans sur la Nouvelle-Angleterre au XIXe (« T’en as déjà fait pas mal »), et pas la peine de parler du Vietnam (« On n’en peut plus du Vietnam ! »). Bien entendu, ces sujets ont fait mes plus beaux succès !
Interview avec Susan Fromberg Schaeffer pour Barnes & Noble.com, en 2005. »
Traduction française sur le site de l’éditeur 

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L’écriture des femmes – Annie Ernaux

«Pour La femme gelée, j’ai eu beaucoup de lectrices. D’ailleurs, lorsqu’on met le mot femme dans un titre, on est à peu près sûr d’en écarter les hommes. Pour mes autres récits, j’ai reçu autant de courrier d’hommes que de femmes. Enfin pour Passion simple (Gallimard), les femmes me sont tombées dessus. On attend d’une romancière qu’elle vous parle de l’amour de manière sentimentale. Les valeurs qui nous restent attachées sont l’altruisme, la douceur…»  in Y a-t-il une écriture féminine ?

et in Litterama(Les femmes en littérature)

L’écriture-feminine-est-elle-une-ecriture-spécifique ?

 

Annie Ernaux

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Les femmes et la littérature :Virginie Despentes – Le rôle de l’écrivain

Dernières nouvelles du cosmos

Les femmes et la littérature : Maï-Do Hamisultane

Maï-Do Hamisultane — Wikipédia

« J’écris depuis toujours, depuis ma petite enfance, à l’époque où j’habitais à Casablanca. Jean-Pierre Koffel qui était le meilleur ami de ma grand-mère et qui a d’ailleurs eu le prix Atlas en 1995 pour Nous l’appellerons Mehdi, me gardait quand j’étais petite. Il me demandait souvent, à l’âge de 5 ans, pour rire, ce que je voulais faire dans la vie. Je répondais toujours : écrivain. Il m’initia dès l’âge de six ans à l’écriture en me donnant une feuille et un stylo et en me demandant d’écrire quelque chose sur le chien de la maison, Snoopy. Avant La Blanche, dont j’ai entamé l’écriture à dix-sept ans, j’avais écrit un autre roman que je n’ai jamais publié. A quatorze ans, j’ai écrit des poèmes qui sont parus dans le quotidien marocain Al Bayane.

Pour moi, écrire est une nécessité, une nature, plus qu’une passion. Le théâtre est une passion, mais l’écriture est plus que cela, elle m’est aussi nécessaire que l’air que je respire. »

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Les femmes et la littérature : Leïla Slimani

THE VIEW FROM FEZ: Art and Literature at the French Institute in Fez

« On écrit parce qu’on a une forme de souffrance en soi ou quelque chose en tout cas comme une … vous savez Céline, grand écrivain français, il disait : « Un écrivain c’est quelqu’un qui a une plaie et qui passe son temps à remuer le stylo dans la plaie ». Il faut surtout jamais laisser cicatriser. C’est ça le principe d’un écrivain. Le jour où tu cicatrises, tu n’écris plus. »

Conférence au Connect Institute