Celle qui mangeait le riz froid – Moon Chung-hee

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«Auteure d’une dizaine de recueils, de pièces de théâtre et d’essais d’inspiration féministe qui ont fait d’elle une des grandes voix de la poésie coréenne, Moon Chung-hee est née en 1947 à Boseong en Corée du Sud., trois ans seulement après la fin de l’occupation du Japon et six avant la division Nord/Sud. Elle fait partie de la première génération à réécrire en coréen. Elle part faire des études très tôt (bien qu’elle soit une fille) et est très rapidement récompensée pour les poèmes qu’elle écrit.
Elle est maintenant.

Reconnue dans son pays elle reçoit de nombreux prix littéraires et participe activement à des manifestations culturelles pour représenter la Corée, où la poésie reste un genre littéraire très vivace. Ses poèmes, traduits et réunis dans une anthologie, sont publiés en 2012 par les Éditions Bruno Doucey sous le titre « Celle qui mangeait le riz froid » » 

3 avril 2013

19 h 00 – 20 h 00 Lectures croisées de Moon Chung-hee et Aurélia Lassaque
Université Paris 1 / PANTHEON-SORBONNE, Paris

4 avril 2013

Soirée « Littérature féminine » en Corée du sud : modernité(s) et changement social, avec Moon Chung-hee, sa traductrice Kim Hyun-jha et Bruno Doucey et avec Benjamin Joinau et Jean-claude de Crescenzo 

18H30-20H00

Auditorium du Pôle des langues et civilisations

65, rue des Grands Moulins

75 013 Paris (Métro Bibliothèque François Mitterand

Ce qui frappe tout d’abord dans la poésie de Moon Chung-hee est la force de transmission entre femmes, entre mère et fille :

« Si ma mère m’a emmenée à la mer quand j’étais enfant

ce n’était pas pour me montrer les eaux bleues très salées

c’était pour me montrer la force des choses

qui frétillaient dans l’estran malgré le danger

Mais dans nos sociétés patriarcales, les femmes sont « rejetées de-ci de-là comme un gland tombé dans le repas du chien », « sans pouvoir prendre part au monde grand et large ».
De ce mépris qu’endure les femmes, elle dit « je ne fais que pleurer comme la cataracte qui frappe la falaise »

« Avec l’eye-liner de chez Estée Lauder

à grand peine je cerne mes yeux d’une clôture noire

La femme du pays assujetti enfin prête pour sortir

Se lève lentement comme l’héroïne d’une tragédie »

« Mais grâce à mes poèmes j’ai réussi à chanter avec courage la vie de la femme, son monde, son rôle. En 1982, j’ai passé deux ans à étudier à l’université de New York et j’ai pu finalement apprécier, pour la première fois, la liberté, la liberté d’une femme. Mais aussi la liberté de trouver des nouvelles lectures qui ne se limitent pas simplement à la poésie et à la littérature, mais qui permettent d’élargir ses horizons. », confie-t-elle au magazine Keulmadang (éditorial n°19 février 2013) 

ce combat n’est pas vain, puisque l’écriture permet de reprendre possession de soi :

Je prendrai tout simplement possession de mon corps

Sous le ciel

Au pays de la poésie

Je suis fleurie

  une analyse ici

  Moon-Chung-Hee-1_web-e1347210187133source : éditions Bruno Doucey, printemps des poètes, magazine Keulmadang

J’ai découvert au salon du Livre les éditions Bernard Doucey pour lesquelles j’ai eu un véritable coup de coeur ! Je vous invite à découvrir leur catalogue qui est d’une grande richesse.