Prix de la closerie des Lilas 2017 : Oriane Jeancourt Galignani

Hadamar, Oriane Jeancourt Galignani - PAGE

Le Prix de la Closerie des Lilas qui récompense un ouvrage paru à la rentrée littéraire de janvier fête cette année ses 10 ans. Il s’agit de promouvoir la littérature écrite par des femmes, moins médiatisée encore aujourd’hui que la littérature écrite par les hommes. un jour, peut-être, ce prix n’aura plus lieu d’exister. Claude Lelouch et Benjamin Biolay ont accepté de rejoindre le jury, respectivement en tant que Président et Invité d’honneur pour cet anniversaire très spéécial.

Jury invité en 2017 : Claude Lelouch et Benjamin Biolay, Lydia Bacrie, Victoria Bedos, Bérénice Bejo, Claire Chazal, Catherine Clément, Diane von Furstenberg, Emmanuelle Devos, Daniela Lumbroso, Orlan.

Jury permanent : Carole Chrétiennot, Emmanuelle de Boysson, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Tatiana de Rosnay, Stéphanie Janicot, Jessica Nelson.

« Le Prix de l’Académie Lilas, composée des anciennes jurées du Prix de la Closerie des Lilas, a été attribué à Véronique Sanson, pour l’ensemble de sa carrière. Ce Prix célèbre une Femme liée au monde de la culture et des arts que l’Académie souhaite honorer pour son rayonnement et le modèle inspirant qu’elle représente. » Voir site en cliquant sur le lien.

Alice Zeniter – Sombre dimanche ou la maison qui tuait les femmes

Alice Zeniter – Sombre dimanche – Editions Albin Michel 2013 – Le livre de poche 2015 Prix de Closerie des Lilas – Prix du Livre Inter 2013 – Prix des lecteurs de l’Express Sélection Prix des Lecteurs du livre de poche 2015 Quelle influence ont les lieux sur nos vies ? Nos maisons sont-elles assassines ? Faites pour abriter nos amours, élever nos enfants, nid douillet, refuge, peuvent-elles un jour se retourner contre nous ? Et pire encore, existe-t-il des maisons tue-femmes ? De quelle sorte est cette maison, coincée au milieu des rails, près de la gare de Nyugati, à Budapest ? Cette maison qui abrite les Màndy de génération en génération. Une maison peuplée d’hommes, où bizarrement les femmes disparaissent parce que c’est une tare familiale chez eux, perdre les femmes qu’ils ne peuvent ni garder, ni protéger. Ils y sont aidés par la dureté des temps, car il y a des époques et des lieux où il ne fait pas bon être une femme. Comme en 1945 , en Hongrie, lorsque des soldats soviétiques traînent dans les rues, ivres et désœuvrés… C’est peut-être la faute de Staline, ce monde épais et lourd, rempli de chuchotements et de secrets ? Imre assiste à l’effondrement de l’URSS, à l’arrivée des sex-shops, et à une liberté toute neuve sous les traits d’une jeune allemande de l’ouest. Mais « partout les gens manquent. Le monde ne sera jamais suffisamment plein. Sous trop de porches, des gens attendent, sûrs que la vie leur doit quelque chose, quelqu’un, et jamais ça n’arrive ». Kerstin sera-t-elle l’amour d’Imre, brisera-t-elle la malédiction familiale, de ces hommes enfermés en eux-mêmes comme des poissons dans un bocal ? Pour lesquels personne n’existe assez fort pour les atteindre, pour habiter leur monde, et devant qui les gens passent comme des trains. Des femmes qui restent au seuil d’eux-mêmes, comme au seuil de cette maison, des femmes obligées de se retirer ou de périr… Comment dire la beauté de ce roman ? Sa nostalgie, sa mélancolie, le miracle de sa construction qui s’égrène comme les vers d’un poème. Délicat et subtil, il dit notre solitude, la brutalité de l’histoire, notre profond désir d’aimer et notre impuissance. Née en 1986 en Basse-Normandie, Alice Zeniter est normalienne, doctorante en études théâtrales et chargée d’enseignement à Paris III. Elle a publié un premier roman à l’âge de 16 ans, « Deux moins un égal zéro » (Prix littéraire de la ville de Caen 2003) puis « Jusque dans nos bras » en 2010.

Prix de la Closerie des Lilas 2015 – Saïdeh Pakravan pour Azadi

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Le prix de la Closerie des Lilas 2015 a été décerné à Saïdeh Pakravan pour Azadi

Présentation de l’éditeur Belfond :

« zadi signifie « liberté » en persan. Il y a ceux qui la rêvent et ceux qui en paient le prix.
Téhéran, juin 2009. Après des élections truquées, une colère sourde s’empare de la jeunesse instruite de Téhéran. Dans la foule des opposants la jeune Raha, étudiante en architecture, rejoint chaque matin ses amis sur la place Azadi pour exprimer sa révolte, malgré la répression féroce qui sévit. Jusqu’au jour où sa vie bascule. Après son arrestation, et une réclusion d’une violence inouïe, ses yeux prendront à jamais la couleur de l’innocence perdue…
Tout en levant le voile sur une psyché iranienne raffinée et moderne, sans manichéisme et avec un souffle d’une violente beauté, Azadi raconte de façon magistrale le terrible supplice de celle qui cherche, telle une Antigone nouvelle, à obtenir réparation. Et à vivre aussi… là où le sort des femmes n’a aucune importance.
 »

Saïdeh Pakravan, écrivaine franco-américaine de fiction et poète, est née en Iran. Ayant grandi dans un milieu francophone, elle s’installe à Paris, participant, après la révolution iranienne de 1979, à un mouvement de libération de l’Iran.
Publiée dans de nombreuses revues littéraires et anthologies, lauréate de prix littéraires dont le prix Fitzgerald, Saïdeh Pakravan est également essayiste et critique de film.

2e sélection du prix de la Closerie des Lilas

Sélection du prix de la Closerie des Lilas : 1ère sélection

Première liste 2015

Prix de la Closerie des Lilas 2013

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LE PRIX DE LA CLOSERIE DES LILAS

Le prix de la Closerie des Lilas a pour originalité d’être un jury tournant et de couronner une romancière de langue française dont le livre paraît à la rentrée de janvier. Sa vocation : promouvoir la littérature féminine.

Ce prix a été décerné pour la première fois le 7 mars 2007, veille de la journée mondiale de la femme, à la Closerie des Lilas.

Il a pour originalité de couronner une romancière de langue française dont l’ouvrage paraît à la rentrée de janvier. La vocation de ce nouveau prix est de promouvoir la littérature féminine, à l’exemple du prix anglo-saxon : Orange Prize.


Présidé par Emmanuelle de Boysson, le jury se compose en majorité de journalistes et de romancières. Il est constitué d’un bureau de six membres permanents : Tatiana de Rosnay (vice-présidente, Psychologies), Jessica Nelson (Au Field de la Nuit), Carole Chrétiennot, (responsable de la communication du Café de Flore et de la Closerie des Lilas), Stéphanie Janicot (Muze), Adélaïde de Clermont-Tonnerre (Point de Vue) et Emmanuelle de Boysson (Marie Claire) complété d’un jury tournant.

Le jury invité en 2013 : Lydia Bacrie, France Cavalié, Anne-Claire Coudray, Sophie Davant, Arielle Dombasle, Françoise Héritier, Nathalie Rykiel, Delphine de Vigan. Le jury permanent : Emmanuelle de Boysson (présidente), Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Carole Chrétiennot, Stéphanie Janicot, Jessica Nelson, Tatiana de Rosnay.

Le Prix de la Closerie des Lilas a été attribué à la majorité absolue le 09 avril 2013 à Alice Zeniter pour Sombre dimanche paru aux éditions Albin Michel, contre deux voix à Emmanuelle Bernheim pour Tout s’est bien passé paru aux éditions Gallimard, deux voix à Fanny Chiarello pour Une faiblesse de Carlotta Delmont paru aux éditions de l’Olivier, deux voix à Oriane Jeancourt Galignani pour Mourir est un art, comme tout le reste paru aux éditons Albin Michel.

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