Exposition « Ladies by ladies »

Prolongation de l’exposition jusqu’au 14 avril 2018 et c’est une très bonne idée !

Toutes ces œuvres ont en commun de représenter des femmes par des artistes femmes. 15 artistes des XXe et XXIe siècle présentes dans la collection de Charles-Henri Filippi donnent leur vision de la condition des femmes, et livrent leur révolte, ou leur message dans une approche plastique. Il y a des créatrices méconnues mais dont le destin est singulier, ainsi Pauline Boty(britannique, (1938–1966), disparue à 28 ans, et disciple du pop art (mais oui un double de Richard Hamilton ?) . Vous pouvez admirer sa Marilyne sur cette photo. Elle utilise des images de célébrités et évoque la sexualité féminine. Ce portrait est très suggestif, et contient une certaine lascivité. Même si son nom est presque oublié aujourd’hui, elle a été la seule peintre féminine de la branche britannique du pop art, et une icône du féminisme des années 70. C’est lors d’un examen prénatal, qu’une tumeur est découverte. Elle refusa tout traitement par chimiothérapie qui aurait pu nuire au foetus. Voilà pour la petite histoire piochée chez nos amis anglais.Marie Vassilieff | Benoît NOËL et les Editions BVR 

J’aime aussi  Marie Vassilieff qui créa une académie dans les années 1910 pour aider les artistes immigrés et désargentés qu’elle fermera en 1914 pour créer une cantine populaire ! Marie, issue d’une famille aisée, fut d’abord destinée à la médecine, mais préférant l’art, elle vint à Paris, qui était à l’époque la capitale artistique de l’Europe.

« En 2016, la Villa Vassilieff reprenant les ateliers de Marie Vassilieff est inaugurée. Établissement culturel de la Ville de Paris, la Villa Vassilieff accueille quatre artistes par an. Elle est un centre de recherche autour de l’histoire du 21, avenue du Maine et du quartier des Montparnos via les archives publiques et privées. » source wikipédia

Une exposition lui a été consacrée cette année en janvier à Rueil Malmaison.  » Pour faire revivre ces années folles, la Ville accueille au château
de Vert-Mont quatre soirées-spectacles et une grande exposition sur Marie Vassiliev, peintre, décoratrice, costumière russe, élève de
Matisse, qui comptait parmi ses amis Cocteau, Paul Poiret, Picasso, Joséphine Baker ou Man Ray. »

Vous trouverez d’autres artistes plus ou moins connues : Valérie Belin, Tracey Emin, Nan Goldin, Louise Lawler, Sarah Lucas, Sarah Morris, Adrian Piper, Helen Rae, Germaine Richier, Niki de Saint Phalle, Laurie Simmons, Kudzanai Violet,  Hwami ,Marie Vassilieff, Billie Zangewa.

Billie Zangewa — Wikipédia
Billie Zangewa


Informations pratiques : ESPACE ART ABSOLUMENT 11, rue Louise Weiss Paris 13 01 45 70 88 17
Exposition Ladies by ladies Du vendredi 9 février au samedi 24 mars 2018. Prolongation jusqu’au samedi 14 avril 2018.

Les femmes et la littérature : Geneviève Brisac

(Entendu ce matin à la radio)

Pourquoi écrire ?

Parce que « Bon qu’à ça », « Je ne sais rien faire d’autre », parce que j’aime ça, parce que aussi j’aime partager des émotions de lecture, parfois je doute de l’intérêt que ça peut présenter et puis je lis un livre merveilleux, et soudain je me souviens que c’est la chose la plus importante pour moi.

On écrit avec ce qu’on ne connait pas, ce qu’on ne comprend pas.

La nostalgie des blattes, un trio de feu avec Catherine Hiegel, Pierre Notte  et Tania Torrens 

Deux monstres sacrés, deux comédiennes dont la présence fait vivre, frémir et haleter le plateau. Oui, tout est chamboulé, les lumières, même le rideau qui pourrait en trembler et un souffle gagne la salle, ravit les spectateurs. Elles sont deux femmes. Belles et souveraines, habitées par le temps qui passe, qui a passé, et qui passera encore un peu.

Elles attendent… Assises sur deux chaises, en mouvement, mais immobiles car les mouvements sont intérieurs, parfois violents, parfois tendres mais plus rarement. Un geste vers l’autre, vite interrompu, une parole amène, vite brisée.

On venait les voir comme au musée, ces deux belles vieilles, non retapées, non retouchées, dont les rides, les joues qui tombent, les poches sous les yeux constituent une curiosité dans un monde futuriste où le jeunisme, le bon ton, et un idéal du bonheur règnent en maître.

Elles résistent encore… Elles attendent, mais qui viendra dans ce musée qui semble étrangement désert…

Ce sont Catherine Hiegel et Tania Torrens qui ont soufflé à Pierre Notte l’idée de cette pièce où deux femmes, les seules vieilles qui existent encore, se livrent à un combat sans merci.

Texte et mise en scène Pierre Notte | avec Catherine Hiegel et Tania Torrens | lumière Antonio de Carvalho | son David Geffard | administration, diffusion et production En Votre Compagnie | photo © Giovanni Cittadini Cesi

production Compagnie Les gens qui tombent | coproduction Théâtre du Rond-Point ; Théâtre Montansier de Versailles

création le 5 septembre 2017 au Théâtre du Rond-Point, vue hier soir au théâtre Montansier à versailles

Cette pièce voyage, si elle passe près de chez vous, ne la manquez pas !

Anna Karénine par Golshifteh Farahani

A Livre Paris aujourd’hui ne manquez pas… le faux procès d’Anna Karénine !

« De 18h00 à 19h00, le roman magistral de Tolstoï, un des plus grands chefs d’œuvre de la littérature russe, fait ici l’objet d’un faux-procès inédit sur la Grande Scène de Livre Paris. L’occasion de revenir sur le destin de Anna Karénine, figure magnifique de l’émancipation et de la liberté, dans une époque qui, encore aujourd’hui, est marquée par de vifs débats entourant les questions de la famille et de la place de la femme dans la société.  » Communication Livre Paris

« Anna Karénine est-elle coupable ? Assistez au faux procès littéraire d’un des plus grand chefs d’oeuvres de la littérature russe. L’occasion de revenir sur le destin tragique d’une des figures emblématiques de l’émancipation et de la liberté.
Présidé par Jean Lebrun et avec Catherine Cusset dans le rôle d’Anna, Le Mock dans ceux d’Alexis et de Vronski, en partenariat avec France Inter. »

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Parlement des écrivaines Francophones

Le 20 mars, sera lancé le Parlement des écrivaines Francophones à l’initiative de l’Organisation Internationale de la Francophonie, sur la proposition de Fawzia Zouari, journaliste à l’hebdomadaire « Jeune Afrique » et écrivain, prix des 5 Continents de la francophonie 2016. Le but de ce parlement sera de rendre visible la littérature écrite par ces femmes, permettre la constitution de réseaux favorisant la communication et la diffusion pour des femmes souvent absentes des cercles du pouvoir.

Ce parlement se tiendra normalement à Orléans, en partenariat avec l’Université. Orléans avait déjà abrité l’édition 2016 consacrée aux femmes « Comment le Monde pense les femmes – Comment les femmes pensent le monde ». Elle a donné plus de détails dans une émission radiodiffusée au Salon du Livre.

Instantáneas africanas del norte literario, breve ...

David Szalay ce qu’est l’homme Albin Michel – Un livre qui me tenterait bien et vous ?

Voilà un livre qui me tente beaucoup ! Des critiques élogieuses, une magnifique couverture, et une approche par le genre qui peut avoir beaucoup d’intérêt, car comme tout le monde le sait, les hommes sont (presque) des femmes comme les autres !
David Szalay   Ce qu’est l’homme  Traducteur : Etienne Gomez

« Neuf hommes, âgés de 17 à 73 ans, tous à une étape différente de leur vie et dispersés aux quatre coins de l’Europe, essayent de comprendre ce que signifie être vivant. Tels sont les personnages mis en scène par David Szalay à la façon d’un arc de cercle chronologique illustrant tous les âges de la vie. En juxtaposant ces existences singulières au cours d’une seule et même année, l’auteur montre les hommes tels qu’ils sont : tantôt incapables d’exprimer leurs émotions, provocateurs ou méprisables, tantôt hilarants, touchants, riches d’envies et de désirs face au temps qui passe. 
Et le paysage qu’il nous invite à explorer, multiple et kaléidoscopique, apparaît alors au fil des pages dans sa plus troublante évidence : il déroule le roman de notre vie.
Avec ce livre, finaliste du Man Booker Prize, le jeune auteur britannique offre un portrait saisissant des hommes du XXIe siècle et réussit, en disséquant ainsi la masculinité d’aujourd’hui, à dépeindre avec force le désarroi et l’inquiétude qui habitent l’Europe moderne. » 

« La démonstration d’une puissance littéraire hors du commun. Magnifique. » The New York Times