Les femmes et la littérature : Maï-Do Hamisultane

Maï-Do Hamisultane — Wikipédia

« J’écris depuis toujours, depuis ma petite enfance, à l’époque où j’habitais à Casablanca. Jean-Pierre Koffel qui était le meilleur ami de ma grand-mère et qui a d’ailleurs eu le prix Atlas en 1995 pour Nous l’appellerons Mehdi, me gardait quand j’étais petite. Il me demandait souvent, à l’âge de 5 ans, pour rire, ce que je voulais faire dans la vie. Je répondais toujours : écrivain. Il m’initia dès l’âge de six ans à l’écriture en me donnant une feuille et un stylo et en me demandant d’écrire quelque chose sur le chien de la maison, Snoopy. Avant La Blanche, dont j’ai entamé l’écriture à dix-sept ans, j’avais écrit un autre roman que je n’ai jamais publié. A quatorze ans, j’ai écrit des poèmes qui sont parus dans le quotidien marocain Al Bayane.

Pour moi, écrire est une nécessité, une nature, plus qu’une passion. Le théâtre est une passion, mais l’écriture est plus que cela, elle m’est aussi nécessaire que l’air que je respire. »

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Les femmes et la littérature : Leïla Slimani

THE VIEW FROM FEZ: Art and Literature at the French Institute in Fez

« On écrit parce qu’on a une forme de souffrance en soi ou quelque chose en tout cas comme une … vous savez Céline, grand écrivain français, il disait : « Un écrivain c’est quelqu’un qui a une plaie et qui passe son temps à remuer le stylo dans la plaie ». Il faut surtout jamais laisser cicatriser. C’est ça le principe d’un écrivain. Le jour où tu cicatrises, tu n’écris plus. »

Conférence au Connect Institute

 

Etre femme et écrire : Claude Pujade-Renaud et le déclic de l’écriture

« Tout n’est pas transférable. Mais lorsque j’écris, j’essaie de ne pas perdre le contact avec une sorte de pulsation du dedans qui conserve tout de même quelque chose de corporel et une respiration. Parfois il y a une pulsation, une respiration qui passe dans la phrase.
L’apprentissage du sport puis de la danse m’a montré que souvent il faut « tenir bon ». Affiner un geste, trouver le mot, modifier le rythme d’une phrase n’est pas donnée d’emblée. C’est valable pour n’importe quelle activité. 90% de transpiration, 10 % d’inspiration. »

Entretien avec Claude Pujade-Renaud paru dans le n°13 de la revue Contre-pied, novembre 2003, page 74. Revue du centre national d’étude et de formation, EPS et société.

 

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Quelques-uns de ses livres pêle-mêle …

Etre femme et écrire : Nouvelle-Zélande

« Notre littérature naît au XXe siècle avec Katherine Mansfield. Si l’on devait identifier un seul ancêtre à notre littérature, ce serait elle, ce qui est vraiment formidable.  »

           Description de cette image, également commentée ci-après      Description de cette image, également commentée ci-après

 

 

 

 

 

 

 

 

Eleanor Catton est née au Canada où son père terminait un doctorat à l’université de Western Ontario. Elle a vécu dans le Yorkshire  jusqu’à l’âge de treize ans, puis sa famille s’établit dans la région de Canterbury, en Nouvelle-Zélande1. Elle poursuit ses études à Burnside High School), puis à l’université de Canterbury, et obtient, en 2007, un master d’écriture créative(en anglais creative writing) à l’Institute of Modern Letters de l’université Victoria de Wellington en présentant The Rehearsal, un texte dont elle avait eu l’idée deux ans plus tôt. The Rehearsal est publié en 2008 par Victoria University Press et reçoit plusieurs prix. Eleanor Catton s’installe alors à Iowa City aux États-Unis.(source Wikipedia)

 

Katherine Mansfield (14 octobre 1888-9 janvier 1923) ,nom de plume de  de Kathleen Beauchamp, est une écrivaine et une poétesse britannique d’origine néo-zélandaise. Puisant son inspiration tout autant de ses expériences familiales que de ses nombreux voyages, elle contribua au renouvellement de la nouvelle avec ses récits basés sur l’observation et souvent dénués d’intrigue. (source wikipedia)

 

 Par NZatFrankfurt — Flickr: DSC04321_2, CC BY 2.0,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=32631108

Les femmes et l’écriture – Delphine de Vigan

« Qu’est ce qui donne aux mots les plus usés, aux phrases les plus convenues cette musique souterraine ? Voyez comme les écritures les plus arides, les plus sèches, nous font parfois vaciller. Lisez tout haut, écoutez le son, voyez comme certaines phrases résonnent, s’insinuent, qui n’ont rien d’extraordinaire en apparence, rien en leur syntaxe ne relève de la prouesse ou de la performance, elles n’ont rien à prouver, il suffit de les écouter. la langue surgit du corps, monsieur, qu’elle vibre, qu’elle hurle ou qu’elle murmure, qu’elle s’étire ou se resserre, elle finit toujours par se donner à voir, à entendre, à caresser. »

in « Un soir de décembre », Delphine de Vigan

Description de l'image Delphine de Vigan-Nancy 2011.jpg.

Delphine de Vigan est une romancière et réalisatrice française  née le 1er mars 1966 à Boulogne-Billancourt. Après une formation au Centre d’Etudes Littéraires et Scientifiques Appliquées, elle devient directrice d’études dans un institut de sondages. Sous le pseudonyme Lou Delvig, elle écrit son premier roman, d’inspiration autobiographique : Jours sans faim (2001), qui raconte le combat d’une jeune femme contre l’anorexie. Un recueil de nouvelles et un second roman suivent, en 2005, publiés sous son vrai nom. En Août 2007, Delphine de Vigan se distingue avec No et moi qui reçoit le Prix des libraires, le Prix du Rotary et est adapté au cinéma par Zabou Breitman. Dans Les heures souterraines, publié l’année suivante et nominé au Goncourt, elle dénonce le harcèlement moral dans le monde du travail. En 2011, parait Rien ne s’oppose à la nuit, lui aussi en lice pour le Goncourt et raconte les souffrances de sa mère atteinte de trouble bipolaire. Il obtient le Prix du roman Fnac, le Prix des lectrices de Elle, le Prix France Télévisions et le Prix Renaudot des lycéens. Cette même année, elle co-signe avec Gilles Legrand, le scénario du film,Tu seras mon fils. En 2013, Delphine de Vigan réalise son premier film, A coup sûr,  (sortie en janvier 2014), dont elle cosigne, avec Chris Esquerre, le scénario. En 2015, elle obtient le Prix Renaudot  et le Prix Goncourt des lycéens  avec son nouveau roman D’après une histoire vraie. (source Wikipédia)

Les femmes et l’écriture – Tove Jansson

« Sur la table, il y avait des liasses de feuilles blanches ordonnées avec soin. Elles étaient toujours disposées ainsi, avec les stylos à côté. Les pages écrites étaient orientées vers le plateau. Si les mots ont le visage face à la table, ils peuvent se transformer au cours de la nuit. On les considère avec un regard nouveau, à la hâte, et on peut avoir une révélation subite, c’est tout à fait envisageable ».

in Tove Jansson « L’art de voyager léger et autres nouvelles, traduit du suédois par Carine Bruy
Description de cette image, également commentée ci-aprèsL’auteure en 1966
« Née d’un père sculpteur suédophone de Finlande et d’une mère illustratrice suédoise, elle étudia à la faculté d’art deStockholm et devint peintre. Lors de laSeconde Guerre mondiale , pensant aux enfants qui rêvaient de s’évader, elle inventa le pays des Moumines dont elle fit une série . Elle écrivait en suédois de Finlande.  Elle travaillait pour la presse (Ny Tid, London Evening News), avec l’aide de son frère Lars Jansson (1926-2000) pour les bandes dessinées. Elle vécut pendant la majeure partie de sa vie avec une autre artiste, plasticienne Tuulikki Pietilä.
Elle reçut en 1953 le prix Nils Holgersson  et en 1966 le grand prix international Hans Christian Andersen. Son œuvre culmine avec Papa Moumine et la mer, mélancolique méditation sur la solitude, où ses personnages de prédilection atteignent une gravité inhabituelle. En 1993, elle reçut le prix Finlande (Suomi-palkinto), prix culturel décerné par le ministère de l’Enseignement. Elle est décédée le 27 juin 2001 à l’âge de 86 ans.
 source Wikipedia

L’écriture francophone au féminin

Ne ratez pas la projection du film « Autour de Maïr » de Hejer Charf, au cinéma Saint-André des Arts à Paris, le 8 juin 2016. 
Il sera présenté par la journaliste au Monde, Josyane Savigneau. Il s’agit d’un documentaire canadien qui traite de l’écriture francophone au féminin et du combat mené pour sa reconnaissance.

« Pendant longtemps, la littérature des femmes a été confinée au privé, au ménager, aux correspondances. L’on prétendait qu’elles ne savaient écrire que des lettres et tenir des journaux intimes.

Cofondatrice et première directrice de l’Institut Simone de Beauvoir (Université Concordia, Montréal 1978-1983), Maïr Verthuy a ouvert la voie pour que les écrits des femmes soient publiés, lus, enseignés, traduits.

Autour de Maïr, accompagnées des chansons d’Anne Sylvestre, des féministes, des poètes, des professeures, des écrivaines québécoises, françaises, disent le long et ardu chemin de l’écriture au féminin vers la reconnaissance.

Interviennent dans le documentaire, entre autres: Hélène Monette, qui vient de nous quitter,  Madeleine Gagnon, Jeanne Hyvrard, Gloria Escomel, Liliane Kandel, Wassyla Tamzali, Benoîte Groult, Martine Delvaux qui évoque la mémoire de Nelly Arcan.

« J’accédais à la littérature en parfaite sauvage.» Jeanne Hyvrard