L’écriture francophone au féminin

Ne ratez pas la projection du film « Autour de Maïr » de Hejer Charf, au cinéma Saint-André des Arts à Paris, le 8 juin 2016. 
Il sera présenté par la journaliste au Monde, Josyane Savigneau. Il s’agit d’un documentaire canadien qui traite de l’écriture francophone au féminin et du combat mené pour sa reconnaissance.

« Pendant longtemps, la littérature des femmes a été confinée au privé, au ménager, aux correspondances. L’on prétendait qu’elles ne savaient écrire que des lettres et tenir des journaux intimes.

Cofondatrice et première directrice de l’Institut Simone de Beauvoir (Université Concordia, Montréal 1978-1983), Maïr Verthuy a ouvert la voie pour que les écrits des femmes soient publiés, lus, enseignés, traduits.

Autour de Maïr, accompagnées des chansons d’Anne Sylvestre, des féministes, des poètes, des professeures, des écrivaines québécoises, françaises, disent le long et ardu chemin de l’écriture au féminin vers la reconnaissance.

Interviennent dans le documentaire, entre autres: Hélène Monette, qui vient de nous quitter,  Madeleine Gagnon, Jeanne Hyvrard, Gloria Escomel, Liliane Kandel, Wassyla Tamzali, Benoîte Groult, Martine Delvaux qui évoque la mémoire de Nelly Arcan.

« J’accédais à la littérature en parfaite sauvage.» Jeanne Hyvrard

Madame Bovary, rhabillée par Paul Emond, Sandrine Molaro et Gilles-Vincent Kapps.. A voir si vous êtes près de Paris…

Il faut voir ce formidable spectacle, où le texte, adapté par Paul Emond révèle des aspects certainement insoupçonnés jusque là. La mise en scène instaure un décalage qui permet de souligner les ridicules ou les faiblesses des personnages, les contre-emploi sont également très réussis et on y croit complètement. L’humour est bien présent et fait de cette histoire une sorte de tragi-comédie où l’on rit volontiers parfois.  La musique, et notamment la performance de Gilles-Vincent Knapps à la guitare (Conservatoire de jazz) donne une coloration et une atmosphère souvent envoûtante. C’est vraiment très réussi.

Du mardi 08 mars 2016 à 19h00  au jeudi 30 juin 2016 à 19h00…

« Quatre comédiens vont conter, chanter, incarner la grande épopée d’Emma Bovary. La révolte romanesque, le combat instinctif d’une femme qui refuse de se résigner à sa condition et cherche, quel qu’en soit le prix, à faire l’expérience sensuelle et exaltante d’une vie où figurent l’aventure, le plaisir, le risque, la passion et les gestes théâtraux.
Une femme, trois hommes, un récit inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un drame, mordant comme une comédie.

BOVARYSME, nom masculin : capacité de l’homme à se concevoir autre qu’il n’est.

Le seul moyen de supporter l’existence, c’est de s’étourdir dans la littérature comme dans une orgie perpétuelle.
Gustave FLAUBERT 1858″

Grand prix de littérature dramatique 2015

Selon le CNT,

Grand Prix de littérature dramatique 2015

Le 9 décembre, à 18h, au CnT, Michel Vinaver a reçu le Grand Prix de littérature dramatique 2015 pour Bettencourt Boulevard ou une histoire de France, L’Arche Éditeur.

 

 

 

 

 

Ce texte vient d’être créé par Christian Schiaretti et est joué jusqu’au 19 décembre au TNP, Villeurbanne. Il sera présenté à La Colline, Théâtre national, Paris à partir du 20 janvier 2016.

Le même jour, a également été décerné le Prix de La Belle Saison à Suzanne Lebeau et Sylvain Levey. Ce prix couronne l’oeuvre d’un auteur pour l’enfance et la jeunesse. Toutes les infos sur cette page.

Tous les liens renvoient sur le site du CNT ou vous trouverez de plus amples informations.

Non décerné – Le Grand Prix de littérature dramatique 2015

En raison des attentats du 13 novembre, le jury ne s’est pas ressemblé pour décerner ce prix. il n’est pas attribué jusqu’à ce jour.

 

En ce dernier jour du printemps des poètes…

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Rencontre « Le théâtre en mâle d’héroïnes », actrices, représentations, réalités/ Lundi 16 mars à 20H30 au théâtre de la colline

Sarah Bernhardt

Vignette Les femmes et le théatreOn se rend rarement compte des absences, de ceux qu’on n’invitent pas, qui ne sont pas là, ou plutôt de celles… Les femmes, là aussi, sont peu présente, pourtant elles assurent leur part de la création contemporaine. Elles sont là mais on ne les voit pas toujours, on ne les joue pas toujours… Les rôles féminins sont souvent stéréotypés, et les créateurs contemporains ont fort à faire pour déconstruire les représentations. Parfois, cela me fatigue d’avoir à signaler, avec d’autres, ce qui devrait aller de soi. C’est un système qui produit ses propres inégalités, et non des hommes ou des femmes. Un système qui génère ses propres représentations nées de l’habitude, de la tradition, de la paresse intellectuelle, du confort du déjà-connu ou du déjà-vu.  Et lutter contre cela demande une énergie considérable.

Une de mes relations me signalait qu’elle s’était rendue compte à la lecture de mon blog, qu’elle ignorait bon nombre des auteures que je citais, et qui faisaient donc partie du patrimoine. Elle s’est demandée pourquoi, mais c’était la première fois, vraiment, qu’elle se posait la question. La plupart du temps elle prend les livres sur les étals des libraires, ceux qui sont mis en avant, ceux dont les critiques sont les plus élogieuses. Ceux dont elle entend le plus parler.

avec
Stéphane Braunschweig, metteur en scène et directeur de La Colline,Marie Buscatto, professeure en sociologie à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne,Aline César, présidente de l’association HF Ile-de-France, metteure en scène,Valérie Dréville, comédienne,Geneviève Fraisse, philosophe, CNRS,Claire Lasne Darcueil, metteure en scène et directrice du Conservatoire national d’art dramatique,Magali Mougel, auteure,Célie Pauthe, metteure en scène et directrice du CDN de Besançon,

La Colline s’engage depuis 2 ans au côté de 29 théâtres franciliens dans la saison égalité hommes/femmes, rencontre animée par Joëlle Gayot, journaliste à France Culture et à l’hebdomadaire La Vie

Le théâtre classique a largement contribué à véhiculer les archétypes féminins. Mais que donnent à voir et à jouer les scènes contemporaines en matière de représentations féminines ? Les écritures dramatiques et les mises en scènes proposent-elles des rôles différents aux actrices ? Ces rôles sont-ils en phase avec les places qu’occupent les femmes dans notre société ?

Les invité(e)s balayeront le champ des possibles dans la carrière d’une comédienne d’aujourd’hui.
mmes portée par l’association HF ile-de-France www.hf-idf.org

Femmes et poésie : l’insurrection poétique

vignette les femmes et la poésieLes éditions Bruno Doucey laissent une large place aux voix féminines dans son catalogue, attentif à toutes les diversités, les identités multiples et non fragmentées.

Dans son introduction à l’anthologie poétique « Linsurrection poétique, Manifeste pour vivre ici », Bruno Doucey rappelle ce qui fait de lui un poète engagé : « La poésie ne peut pas être du côté du fascisme, de la xénophobie, du génocide, de la réduction au même, pour la bonne et simple raison qu’elle porte en elle une richesse de sens qui la place du côté de la diversité, de l’altérité, de l’ouverture. »

Parfois le seul fait d’être une femme fait de votre vie un combat. Et Bruno Doucey est un des rares éditeurs à promouvoir et faire entendre ces voix de femmes, venues d’ailleurs, de pays où le seul fait d’être une femme est déjà un crime.

Les femmes sont de tous les combats et le payent de leur liberté ou de leur vie :

Anna Gréki, emprisonnée pour avoir participé activement au combat pour l’indépendance de l’Algérie,

Talisma Nasreen pour s’être exprimée en faveur de l’émancipation des femmes,

Marianne Cohn, résistante juive allemande, assassinée par les nazis en juillet 1944, dont l’unique poème connu a été retrouvé dans la poche d’un enfant sauvé de la mort,

Nadia Anjuman,

poète afghane, battue à mort par son mari ennovembre 2005,

Ingrid Jonker dont Nelson Mandela lira un poème lors de son discours d’investiture devant le premier parlement sud-africain élu démocratiquement, afin de rendre hommage à son combat contre la ségrégation raciale.