Louise Labbé Sonnets (1555)

Louise-Labe

Je vis, je meurs; je me brûle et me noie;

J’ai chaud extrême en endurant froidure;

La vie m’est et trop molle et trop dure;

J’ai grands ennuis entremêlés de joie.

 

Tout à un coup je ris et je larmoie,

Et en plaisir maint grief tourment j’endure;

Mon bien s’en va, et à jamais il dure;

Tout en un coup je sèche et je verdoie.

 

Ainsi amour inconstamment me mène;

Et quand je pense avoir plus de douleur,

Sans y penser je me trouve hors de peine.

 

Puis quand je crois ma joie être certaine

Et être au haut de mon désiré heur,

Il me remet en mon premier malheur

 

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Litterama (Les femmes en littérature)

Les femmes et la littérature dans l'histoire Ce blog vise à faire davantage connaître les femmes auteurs moins connues et moins diffusées que leurs homologues masculins. https://litterama.wordpress.com ou http://femmes-de-lettres.com

2 réflexions au sujet de « Louise Labbé Sonnets (1555) »

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