Louise Colet (1810-1876) L’histoire d’une vie

Louise Colet

Louise Colet – L’histoire d’une vie, née Revoil, femme de lettres française (Aix-en-Provence, 15 août 1810 – Paris, 8 mars 1876)

Les femmes et l'ecriture 3Élevée dans le château de Servanne près d’Aix-en-Provence, elle épousa le flûtiste Hippolyte Colet. Ils vinrent habiter à Paris où son mari devint professeur au Conservatoire. Elle se sépara de lui en 1847 et il mourut en 1851 . Elle tint un salon, rue de Sèvres, qui devint un véritable foyer littéraire grâce à l’influence de celui qui deviendra son amant en 1839, Victor Cousin, dont elle aura un enfant. Il intervint pour que soit triplée sa pension et obtenir pour elle de nouvelles récompenses. Écrivain , elle fut plus connue de ses contemporains « pour ses émois que pour ses œuvres » selon la formule de Rémy de Gourmont. Ravissante, ambitieuse, intrigante, elle défraya souvent la chronique par ses liaisons avec des noms connus de l’époque (Musset, Vigny, Villemain, Champfleury mais aussi Flaubert de 1846 à 1854 (voir correspondance de celui-ci).
Elle n’avait pas froid aux yeux, et à celui qui osa se moquer de sa liaison avec Victor Cousin, elle planta un couteau entre les deux omoplates. On dit qu’elle inspira à Flaubert son personnage de Mme Bovary. Elle le rencontra en 1846 chez le sculpteur Pradier et le reçut Rue de Sèvres après son voyage en Orient avec Emile Girardin, Michel de Bourges, Hugo, Vigny, Leconte de Lisle, Musset.
Elles fut couronnée pour « le monument de Molière » (1843), la Colonie de Mettray (1852) et l’Acropole d’Athènes (1854).

Ses recueils Fleurs du midi (1836), Le Cœur des femmes (1853-1856), lui valurent un certain succès et elle reçut de la part du ministre de l’Instruction publique une pension de 400 livres,  Elle fut aussi l’auteur d’ouvrages de voyage comme Promenades en Hollande (1859) et elle a édité les Lettres de Benjamin Constant à Mme Récamier (1864). Elle a collaboré à une traduction de Shakespeare et écrit pour le théâtre. Mais ses pièces furent rarement acceptées par les directeurs de théâtre et elle dut écrire des ouvrages pour enfants et collaborer à des journaux. (Le Monde illustré, la Revue de Mode, les Modes parisiennes, le Moniteur universel, le Messager de paris, et la Presse, l’Evènement.

1857 : Quarante-cinq lettres de Béranger et détails sur sa vie.
1862-1864 : L’Italie des Italiens

Après un voyage sur le Nil (elle a assisté à l’inauguration du canal de Suez), elle écrivit un feuilleton, Le Pays lumineux qui paraîtra dix ans plus tard.
Ses romans : Une histoire de soldat (transposition romanesque de ses amours avec Flaubert), Lui, roman contemporain, Un drame dans la rue de Rivoli

Elle fut davantage reconnue comme poète. Luce Czyba lui reconnaît un certain talent « En exprimant la nostalgie du paradis perdu de l’enfance, en signifiant la douleur de l’exil et de la solitude […], (elle) parvient parfois à faire entendre l’inflexion d’une voix singulière. » (in Femmes poètes du XIXe siècle, une anthologie, sous la direction de Christine Planté.)

On redécouvre aujourd’hui ses œuvres. Elle souffrit à l’instar d’autres femmes de lettres de sa réputation de légèreté. Les œuvres d’une femme n’étaient pas toujours jugées sur leur valeur intrinsèque mais aussi sur la moralité supposée de leur auteure.

J. de Mestal-Cambrement, la belle Madame Colet, Paris 1913, R. Dumesnil, Le Grand amour de Flaubert, Paris 1945, Dictionnaire des Femmes célèbres, Lucienne Mazenod, Ghislaine Schoeller, Bouquins Robert Laffont, Femmes poètes du XIXe siècle, Une anthologie, sous la direction de Christine Planté.

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