Litterama, les femmes en littérature

L’auteure du mois – Marie Bashkirtseff (1858-1884)

Photo wikipédia

Marie Bashkirtseff (1858-1884)

Née dans une famille de l’aristocratie[1], en Ukraine, elle reçue une éducation assez complète : musique, dessin, langues, et littérature. Elle lut une grande partie des chefs-d’œuvre de la littérature grâce à son éducation très libérale..

Après la séparation de ses parents, en 1870, elle suivit sa mère et sa grand-mère à Nice puis à Paris. En 1877, où elle s’inscrivit à l’académie Jullian – L’école des beaux-arts étant réservé aux hommes -. Elle peignit une œuvre impressionnante (85 toiles, 55 dessins furent donnés au Musée de Saint-Pétersbourg). Elle exposa aux Salon de 1880, 1881,1883, et 1884 (La Parisienne, Jean et Jacques (1883), Un meeting (1884) conservé au musée d’Orsay , et un Autoportrait à la palette au musée Jules-Chéret à Nice.

Elle écrivit un journal, commencé à 17 ans et des lettres publiées en 1894 qu’elle adressa à sa famille et à Sully Prudhomme, Edmond de Goncourt, Émile Zola et Guy de Maupassant.

« Si je ne vis pas assez pour être illustre, ce Journal intéressera les naturalistes… Et je dis tout, tout, tout. Sans cela à quoi bon ! »                                                                                                                       La réunion     

« À 22 ans, disait-elle, je serai célèbre ou morte. »

« Ce Journal est un témoignage sur la condition des femmes à la fin du XIXe siècle, sur leurs rapports à la création et les conflits entre le moi mondain et le moi créateur. »[2]

Elle le traduit ainsi : « Ce pauvre journal qui contient toutes ces aspirations vers la lumière, tous ces élans qui seraient estimés comme des élans d’un génie emprisonné, si la fin était couronnée par le succès, et qui seront regardés comme le délire vaniteux d’une créature banale, si je moisis éternellement ! Me marier et avoir des enfants ! Mais chaque blanchisseuse peut en faire autant. À moins de trouver un homme civilisé et éclairé ou faible et amoureux. Mais qu’est-ce que je veux ? Oh ! vous le savez bien. Je veux la gloire ! Ce n’est pas ce journal qui me la donnera. Ce journal ne sera publié qu’après ma mort, car j’y suis trop nue pour me montrer de mon vivant. D’ailleurs, il ne serait que le complément d’une vie illustre. »

Féministe, elle publie plusieurs articles sous le pseudonyme de Pauline Orrel pour la revue La Citoyenne d’Hubertine Auclert en 1881.[3]

Elle mourut de la tuberculose à 26 ans . Elle désira être enterrée, drapée de blanc, les cheveux défaits et pieds nus. Elle marqua les esprits et fut une figure d’identification pour de nombreuses femmes.

Elle devint une icône pour les femmes des années trente, qui possédaient son journal comme livre de chevet.

Elle me fait penser à Marcelle Sauvageot, qui mourut aussi de la tuberculose très jeune.

Journal 1877-1879, L’Âge d’Homme, 1999 (ISBN 2-8251-1107-4)

Extraits, Mercure de France, Paris, 2000 (ISBN 2-7152-2196-7)

Marie Bashkirtseff et Guy de Maupassant, Correspondance, Éditions Actes Sud, 2001

Marie Bashkirtseff, Un portrait sans retouches, Colette Cosnier, Éditions Horay, 1985 (ISBN 978-2-7058-0463-3)

[1]     Dictionnaire des femmes célèbres, article, Lucienne Mazenod, Ghislaine Schoeller, Robert Laffont, paris 1992

[2] Le dictionnaire universel des créatrices, des femmes, Antoinette Fouque, Olga CAMEL Mon journal, 16 t., Apostolescu G. (éd.), Montesson, Cercle des amis de Marie Bashkirtseff, 1995-2005.

■ HÉLARD-COSNIER C., Marie Bachkirtseff ou le Journal censuré, l’Ukraine et la France au XIXe siècle, Paris/Munich, Sorbonne nouvelle, 1987.

[3] wikipédia

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