Litterama, les femmes en littérature

Trois autrices de théâtre parlent du monde du travail, le jeudi 14 mars à la Bibliothèque Landry, dans le dixième arrondissement.

Trois autrices de théâtre vont présenter des lectures d’extraits de leur pièce. Le fil rouge en est le monde du travail et ses dérives. En effet, il semble bien fini le monde où  il pouvait être facteur d’épanouissement personnel et d’ascension sociale. La culture du résultat, les injonctions paradoxales, les dilemmes intériorisés, ainsi qu’une banalisation de la violence deviennent facteur de déshumanisation et crée un monde pathologique et paradoxal qui génère de profondes souffrances chez les salariés. L’exclusion, le chômage, l’effacement de la frontière nécessaire entre les sphères publiques et privées qui seule peut garantir l’autonomie, deviennent les conséquences inévitables d’un monde où le culte de la performance et  la quête effrénée de la rentabilité font des hommes et des femmes des moyens et non des fins.

Noémie Fargier, dans une recrue, évoque l’entrée dans le monde du travail comme une période de transition entre l’adolescence et l’âge adulte, avec la perte des illusions, et le renoncement inévitable à des idéaux qui ne résisteront pas à la brutalité du monde réel.

Catherine Benhamou (Nina et les managers), décrit de manière ironique et grinçante à travers le parcours de Nina, jeune comédienne recrutée pour animer des ateliers imposés au salariés « Sortir de la crise, manager dans la tempête », les méthodes du nouveau management pour inciter des managers à mettre une nouvelle organisation du travail en place et « dégraisser les effectifs ». Le processus de déshumanisation auquel ces méthodes conduisent par le mépris total de l’humain, et la banalisation de la violence, engendre le désespoir et la soumission des managers au culte de la rentabilité et de la performance.

Sarah Pèpe ( Les pavés de l’enfer), pointe, quant à elle, le danger d’une confusion entre la sphère privée et la sphère publique. L’organisation de l’aide ne doit pas être du ressort des initiatives privées, mais de l’action publique. Car l’enfer est pavé de bonnes intentions, tout le monde le sait, et vouloir faire le bonheur d’autrui peut conduire à toutes sortes de dérives. Toutefois, même l’aide organisée par l’Etat, finit inévitablement par culpabiliser la victime de l’exclusion sociale, et instaurer une relation de pouvoir destructrice.

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