Annette Messager/ Truqueuse, bricoleuse L’été des femmes artistes

Elle a étudié aux Arts décoratifs de Paris mais a interrompu ses études en mai 1968.

En 1971-1972, elle crée Les pensionnaires « Le Repos des pensionnaires » constituée de 72 oiseaux naturalisés reconstitués, emmaillotés de tricots posés sur un tissu blanc (Centre Pompidou) et de huit vitrines « La promenade », « La punition », « Dans la baignire », « La réserve de laine pour les tricots », « la momification »etc.

Parmi d’autres artistes, elle prône la prise en compte de l’élément affectif, imaginaire, voire nostalgique de l’oeuvre. Elle revendique la dimension féminine de son art, y intègre l’univers domestique dans lequel les femmes ont été cantonnées : travaux à l’aiguille, carnets intimes, magazines féminins, et organise ainsi une critique de la condition féminine.

En 1988, elle crée « Mes petites effigies« , puis « Piques » en 1992, esthétique du fragment . « Cette œuvre, fait directement écho à la période de la Terreur, avec ses images frappantes, ses cortèges d’exécutions et ses têtes embrochées promenées dans les rues. Pour la première fois, Annette Messager crayonne ou repeint des images empruntées à l’actualité du monde : corps dépecés, scènes d’attentats, de catastrophes ou de manifestations, cartes géographiques de territoires sinistrés » (Catherine Grenier).En 2004, elle expose au Musée d’art moderne de la ville de Paris. Elle continue aujourd’hui une création très originale et crée « Coeur au repos » au Musée de la vie romantique.

Elle crée des albums collections entre 1972 et 1974, « Les albums-collections s’organisent selon des thèmes divers, tels que la vie sentimentale, les rencontres ou la vie domestique et s’apparentent, selon les cas, plutôt au registre du journal intime, de l’album de photographies ou du livre de recettes. Les hommes que j’aimeMa collection de proverbesMa vie illustrée ou Mon livre de cuisine (Ici sur la Femme) en sont quelques exemples. Annette Messager assemble des éléments banals et quotidiens pour créer une œuvre subtilement poétique et féministe. »

Voir ici « Les tortures volontaires », critique extrêmement intéressante :  » l’œuvre fait l’inventaire non exhaustif des stratégies de recollement au canon de beauté mass médiatique. Ventre, mollet, jambe, menton, seins, yeux, sourcils, cheveux, buste, visage, fessier… chacune des images choisies par Annette Messager prend en charge une partie du corps de la femme. À chaque organe son rituel correcteur, à chaque parcelle d’épiderme son instrument. » Institut d’Art Contemporain Villeurbanne/Rhône-Alpes

Le centre Pompidou achètera en 1990, Mes voeux, Installation murale en ovale de photographies noir et blanc

263 épreuves gélatino-argentiques encadrées sous verre maintenu par un papier adhésif noir et suspendues au mur par de longues ficelles. Voir cette oeuvre ici et le commentaire de Catherine Grenier.

sources, vidéos intégrées et wikipédia  licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions , Centre Pompidou.

Publié par

Litterama (Les femmes en littérature)

Les femmes et la littérature dans l'histoire Ce blog vise à faire davantage connaître les femmes auteurs moins connues et moins diffusées que leurs homologues masculins. https://litterama.wordpress.com ou http://femmes-de-lettres.com

Quelques mots de vous...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.