Itinéraire d’une blogueuse (4)

john-manthaMettre mes pas dans ceux de ces femmes qui luttèrent pour leur indépendance et leur reconnaissance un livre ou un crayon à la main...
Pourquoi est-ce si important pour moi ? Peut-être parce que j’ai vu
autour de moi des femmes mourir à petit feu, mourir d’ennui
dans des rôles qui ne leur convenaient pas, accablées par des journées de douze heures et plus, sans oser même le dire, l’exprimer, tellement elles voulaient mériter ou conserver l’amour de leur famille. Elles souffraient d’autant plus qu’elles se sentaient coupables de ressentir des désirs qui les portaient davantage vers des sphères hors de la famille. On peut avoir vécu cela quand on a une quarantaine d’années aujourd’hui
et dans certains milieux modestes où les femmes faisaient peu d’études .

Donner une voix à toutes celles dont le talent fut balayé d’un revers de main méprisant, d’un « Oh, c’est une femme ».

         Il me semble que la mémoire est une petite flamme qu’il faut
entretenir, qu’il ne faut pas oublier celles qui donnèrent leur vie, pour qu’aujourd’hui, une femme puisse librement écrire.

       Mais le prix à payer pour écrire, les heures de travail, d’écriture, de corrections, en plus d’un emploi, la plupart du temps, peut sembler exorbitant. Quid de la vie de famille ou de la vie affective ?

L’accepte-t-on plus facilement aujourd’hui de la part des femmes ? Là où je suis, je regarde autour de moi, et je vois toujours la majorité des jeunes femmes s’occuper davantage des enfants et du ménage que leurs compagnons. Je les vois souvent aux prises avec les mêmes dilemmes que certaines de leurs ancêtres. Des structures héritées sans doute, et dans le milieu enseignant où je suis, très féminisé, les femmes s’occupent de leurs enfants les plus jeunes pour reprendre leur préparations et leurs corrections après  vingt heures.

Il y a bien quelques veinardes qui disposent de tout leur temps pour écrire, ou alors elles attendent que les enfants soient grands, à quarante ou cinquante ans…

Je voudrais rendre « hommage » aussi à tous ces hommes qui aimèrent les femmes suffisamment pour être à leurs côtés et les soutenir. Ils existèrent et durent combattre eux aussi les modèles masculins dans lesquels ils ne se reconnaissaient pas et un système patriarcal qu’ils n’approuvaient pas.  Poullain de la Barre, John Stuart Mill,  Ibsen furent de ces hommes…

La mémoire est une petite flamme. Qu’il faut entreenir…

Poullain de la barre John Stuart Mill Henrik Ibsen

Poullain de la Barre,      John Stuart Mill,      Ibsen

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