« Cela faisait longtemps que les aînées nous disaient : « Femmes, reprenez votre place, reprenez votre parole, reprenez la force de votre culture, de votre spiritualité, et mettez ça dans un tout et vous verrez, ce que ça va faire. »
Il y a quatre ans, on a assisté au mouvement pancanadien « Idle no more »[1] qui fait que maintenant, un mouvement de réaffirmation identitaire des femmes à l’intérieur des communautés autochtones partout au pays et à travers le monde. Par cette force, cette énergie qui passe au travers de nous, on sent finalement qu’on peut appartenir à notre époque, on peut appartenir à cette renaissance, à cette revitalisation des êtres au sein des individus, des communautés, de recréer des politiques organiques qui sont à l’image de notre tradition, et qui avaient cours avant la colonisation, avant qu’un autre système soit imposé, en totale opposition de la manière dont on pense. A l’intérieur de ces communautés, les femmes sont en train de recréer ça et ça a vraiment des répercussions sur la santé spirituelle , mentale, de la plupart des individus de la communauté. »
« Notre capacité de résilience est assez phénoménale. »
[1] Le mouvement Idle No More – Jamais plus l’inaction1, désigne le mouvement de contestation des Premières Nations du Canada, déployé en réaction à l’adoption par le gouvernement harper d’une loi qui entraîne selon les manifestants, la violation des traités ancestraux.
Dès le 2 décembre 2012 , le mouvement Idle No More est lancé dans l’Ouest du Canada par quatre femmes : Nina Wilson, Sylvia McAdam, Jessica Gordon et Sheelah McLean.
Innu de Pessamit, Natasha Kanapé Fontaine est poète, slameuse, peintre, comédienne et militante pour les droits autochtones. Elle a publié « N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures » (Prix de poésie de la Société des Écrivains francophones d’Amérique 2013), « Manifeste Assi » (2014) et « Bleuets et abricots » (2016) chez Mémoire d’encrier.
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Quel est le songe que je dois faire ?
Ils ne savent pas attiser une flamme avec leurs ongles