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Itinéraire d’une blogueuse (6)

romance

john-manthaComme vous le savez certainement, nous les femmes, et in extenso nous les lectrices, nous sommes souvent prises pour des quiches. Si vous dites vous intéresser à la littérature écrite par des femmes, vous vous intéresser forcément à la littérature dite « féminine ». Or qu’est-ce que la littérature « féminine » aujourd’hui ? Il semblerait que cela soit « LA NOUVELLE ROMANCE » ou le MOMMY PORN.  Les thématiques « Fifty Shades » et « nouvelle romance » sont au cœur du débat au salon du livre de Paris 2013. Les histoires d’amour se vendent bien surtout quand, en plus, s’y mêle beaucoup d’érotisme. Les femmes n’ont plus peur d’avouer leurs désirs et de dire qu’elles aiment le sexe.

day-sylviaL’auteur Sylvia Day (« Dévoile-moi » chez J’ai lu) dont le livre dépasse déjà « Fifty Shades » en termes de ventes aux USA, sera présente au Salon ainsi qu’Elisabeth Aston des éditions Bragelonne/Milady à l’occasion de la sortie de son livre.

       Les éditions Bragelonne lancent par ailleurs une collection nouvelle romance « Milady Romance ».

« Le succès des histoires d’amour ne se dément pas. Les destins guidés par la passion bercent plus que jamais notre imaginaire. Quels sont les différents genres de la littérature romantique ? La romance n’est-elle qu’une mode ? Le règne sans partage des sentiments est-il un signe des temps ? »

Avec Elisabeth Aston (Bragelonne), Cassandra O Donnell (J’ai Lu) et Karen Harroch (prof et

bloggeuse). Grande scène (Z1), Dimanche 24 mars 2013, de 10h30 à 11h30.

   

Je n’ai rien bien sûr contre les lecteurs, oups, pardon, les lectrices, de ce genre de livres. Une histoire d’amour ou de sexe, à l’occasion, cela ne peut pas faire de mal. Mais est-ce de la littérature, ou simplement une opération marketing ? Comment est-ce fabriqué, quels en sont les schémas directeurs ?

                Oui, Jane Austen, bien sûr, et ses histoires de jeunes filles à marier, n’écrivait-elle pas  aussi des histoires romantiques?  Mais Jane Austen, c’était tout à fait autre chose, elle n’avait pas le choix, elle ne pouvait pas écrire ce qu’elle voulait. Elle avait cette douce ironie, ce sourire qui contredisait l’apparent consensus de ses histoires d’amour. Et si je devais convoquer ma chère Anne Brontë, je pense qu’elle s’éleverait avec une grande force contre l’idée d’une littérature pour les femmes. Elle voulait que ses livres soient lus par tous.

Jane-Austen