Autour de moi, solitudes éteintes :
romancières anglaises, poète américaine, poète allemande…
O brûlantes, arrachées
à elles-mêmes
par l’ordre ancien !
Mais je pense surtout à celle
de siècle plus lointain
qui écrivit :
Bel ami ainsi est de nous
Ni vous sans moi ni moi sans vous.
Au-delà de la différence
je choisis le grand héritage indivis :
bonheur de rues et de nuages
d’une musique, d’un seul mot peut-être,
parcourant la précarité de toute cette partition
qu’un jour nous cesserons de lire, vous et moi.
Que demeure du moins, peut-être infime, le
« Bel ami ainsi est de nous »,
cette voix d’union parmi la dissonance universelle !
« Marie-Claire Bancquart vit à Paris.
Professeur émérite de littérature française contemporaine à l’Université de Paris-IV (Sorbonne), auteur d’essais et d’articles sur la période 1880-1914 , sur Paris et les écrivains ( quatre tomes, de 1880 à nos jours), et sur la poésie contemporaine.
Prix de poésie Max Jacob, Vigny, Supervielle, et prix d’automne de la Société des gens de Lettres, et prix de poésie 2006 de la ville de Lyon.
Membre des jurys des prix Apollinaire, Ivan Goll et Max-Pol Fouchet, et de divers autres prix. Nombreuses lectures et ateliers en France et à l’étranger.
La poésie de Marie-Claire Bancquart a fait l’objet d’un colloque au Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle: « Marie-Claire Bancquart: l’invention de vivre », du 3 au 10 septembre 2011. La publication du colloque est prévue en 2012, chez Peter Lang.
Elle est décédée le 19 février 2019.
« Pour l’ensemble de son oeuvre, Marie-Claire Bancquart a reçu en 2012 le prix Robert Ganzo de la fondation de France. ».
Source Printemps des poètes