Archives pour la catégorie Actua-Litté

Anne Percin à Poissy dans les Yvelines.

à Poissy, à la librairie Le Pincerais,  à 16h, en partenariat avec la Médiathèque de Poissy .  Entrée libre.

Anne Percin écrit pour la jeunesse mais pas seulement.

Son dernier livre concourt pour le prix des jeunes lecteurs pisciacais. Elle viendra répondre aux questions de ses lecteurs.

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Pour ma part, j’avais beaucoup aimé :

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La littérature féminine algérienne

 

Le vendredi 22 Novembre, à partir de 20H30,  l’excellente librairie Lettres et Merveilles sise à Pontoise, en banlieue parisienne, dans le 95, organise une rencontre autour de la littérature féminine algérienne.
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« Depuis Assia Djebar, née en 1936, et qui est une de nos six académiciennes, jusqu’à Kaouter Adimi, née en 1986, éditée chez Actes Sud, nous avons selectionné 6 auteurs dont nous vous parlerons lors de cette rencontre. Chacune d’entre elles illustre la diversité et la complexité de l’Algérie contemporaine :Assia Djebar,Maissa Bey,Leila Marouane,Nina Bouraoui
Ahlan Mosteghanemi, Kaouter Adimi
Rapport à la langue et à la nation française, évocation de la condition des femmes en Algérie et dans l’ensemble du monde arabe, guerre civile des années 90 : les auteurs algériennes ou algéro-françaises illustrent toutes cette forte position d’Assia Djebar « J’’écris, comme tant d’autres femmes écrivains algériennes avec un sentiment d’urgence, contre la régression et la misogynie. »
Le travail de ces auteurs vous sera présenté par Amel Chaouati, présidente de l’association des Amis d’Assia Djebar.
Laurence Hurard – Librairie Lettre et Merveilles -18 place du Grand Martroy
95300 Pontoise
01 30 32 28 80 – Facebook Librairie Lettre et Merveilles

Jeu concours autour de « Mourir est un art comme tout le reste » de Oriane Jeancourt Galignani

Sylvia-Plath

Litterama (Les femmes en littérature)  et les éditions Albin Michel vous propose de gagner un exemplaire du livre « Mourir est un art comme tout le reste » de Oriane Jeancourt Galignani.

Pour cela il suffit de répondre à quelques questions et d’adresser les réponses à litterama-jeuconcours@laposte.net.

Et c’est Kathel qui a gagné ! Bravo !

Ne répondez surtout pas en commentaire.

1) Quelle était la nationalité de Sylvia Plath ?

2) Quel était le nom et le prénom de son mari ?

3) Quel prix s’est-elle vu attribuer à titre posthume ?

4) De quel poème est tiré le titre du livre « Mourir est un art comme tout le reste »?

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Milena Agus / Nicole Garcia

Sur le stand des auteurs du Salon du livre 2012 à Paris a eu lieu une belle rencontre et un intéressant dialogue entre Milena Agus, dont je viens juste de terminer le dernier livre et Nicole Garcia dont j’aime également beaucoup les films, « Un balcon sur la mer » est l’un des derniers que j’ai préférés. Je me suis donc armée de mon calepin et de mon stylo et j’ai pris quelques notes.milena 1

 

« La princesse de Ricotta » de Milena est-il un livre sur les perdants ? demande la journaliste qui doit animer le débat. Des trois comtesses qui habitent trois appartements dans l’ancien palais familial aujourd’hui en décrépitude à Cagliari en Sardaigne, l’une, Maddalena, n’arrive pas à avoir d’enfants, l’autre, Noemi, souhaiterait rétablir la splendeur ancienne du palais mais n’y parvient pas, la troisième, la comtesse de Ricotta, qui ne sait rien faire, a un fils qui louche et ne réussit pas à rencontrer l’amour. On la nomme princesse de Ricotta car avoir des mains de Ricotta veut dire être maladroit. En effet la ricotta est un fromage mou sans grande consistance. Ce sont des gens qui ne réussissent pas mais qui essaient désespérément.milena 2

Milena Agus explique que c’est sans doute un peu autobiographique car elle ne se sent pas elle-même faire partie des gagnants, aussi éprouve-t-elle une certaine sympathie pour les perdants. Il s’agit peut-être à travers l’écriture de donner une revanche possible pour les perdants. Et le public a aimé une histoire qui est à rebours de l’air du temps qui glorifie plutôt la réussite et l’argent.

  L’amour est la chose la plus difficile à saisir et pourtant la plus importante. Si on n’est aimé par personne, alors on n’est rien. C’est le sentiment de l’écrivain.

  Nicole Garcia va adapter le livre « Mal de pierres » au cinéma.  Elle l’a perçu comme l’histoire d’une femme qui est contrainte à une grande construction fantasmatique pour pouvoir vivre sa vie conjugale avec son mari. Il lui faut ce détour nécessaire pour aimer son mari si tant est qu’elle parvient à l’aimer. Elle joue tout au long du roman avec les ellipses , c’est un roman ambitieux et qui a séduit Nicole Garcia. Elle raconte qu’elle avait lu ce livre d’une traite, dans le train, en allant de Paris à Marseille. C’est alors qu’elle s’est dit « Il faut absolument que j’adapte ce livre ». La transmission du secret saute une génération et cela doit devenir l’axe de narration du film. Au cinéma, il est nécessaire de suivre un espace-temps. C’est donc la grand-mère qui va raconter son histoire à la petite fille. Selon Nicole Garcia, c’est un hymne à la conjugalité et à l’amour durable. Et si elle s’est reconnue dans le livre de Milena Agus, c’est parce qu’elle aussi parle de perdants dans ces films au début de l’histoire, mais le film leur fait toujours gagner quelque chose. Il y a dans ces histoires, un rêve d’amour qui porte très haut les femmes, une sorte d’ubris. L’héroïne de Mal de pierres va inventer cette histoire pour arriver à vivre.

  Milena Agus raconte que c’est seulement à la fin de l’histoire qu’elle a soudain décidé qu’elle n’avait pas eu lieu. Dans la première version, l’histoire s’arrêtait au moment où le grand-père perdait une jambe à la guerre. Elle s’est rendue compte que le plus beau était de se trouver face à quelque chose qu’on n’attendait pas. Donc elle a construit la psychologie de son personnage de cette manière : une femme qui ne peut vivre qu’un amour imaginaire, qui est incapable de vivre un amour réel, avec lequel elle est obligée de composer. D’où le pouvoir singulier de l’écriture…

 Pour Nicole Garcia, le véritable amour, c’est son mari qui le lui a donné en étant tout simplement .

  Milena Agus a vu certains films de Nicole Garcia et les a beaucoup aimés. Elle estime que la cinéaste peut faire ce qu’elle veut de cette histoire car le cinéma est une autre forme d’art qui a son propre langage.

A partir des détails on arrive au général, c’est ce qui l’a frappée dans ses films.

  Nicole Garcia nous informe que le film sortira dans les deux prochaines années mais que les acteurs ne sont pas encore choisis. Elle n’a encore qu’une vague idée.

  Le journaliste revient sur « la comtesse de Ricotta » et dit que la presse italienne a comparé le livre aux trois sœurs de Tchékov. Milena Agus avoue que c’est en fait un hommage à Grazia Deledda (Sarde qui fut prix Nobel en 1926).

Elle ajoute qu’elle est fille unique et qu’elle a des sœurs amies qui sont toutes également filles uniques. Ce sont des personnages féminins qui bâtissent son œuvre, c’est naturellement que ça surgit car c’est ce qu’elle connaît le mieux. ». Pendant longtemps la Sardaigne a été une société matriarcale, c’étaient les femmes qui avaient les clefs attachées à leur ceinture. Le mari avait la place de l’ombre.

Toutefois dans ses romans, il y a toujours de très belles figures masculines, comme la figure du grand-père qui passe toute sa vie à faire semblant de ne pas comprendre.

  La rencontre s’achève plus tard avec un autographe de celle qui est vraiment un de mes écrivains préférés et dont je ne raterai jamais aucun livre.

 

Le printemps arabe de la littérature écrite par des femmes

Juin 2012 

Le printemps arabe de la littérature

Hommage à Andrée Chedid/   Nawal El Saadawi 

Lectures autour de romancières tunisiennes,marocaines,  égyptiennes et syriennes

  Histoires-minuscules-des-revolutions-arabes