
Comme c’est un peu urgent car c’est pour demain et après-demain, et que je trouve l’objet de ce colloque passionnant. je transfère les informations qui m’ont été envoyées.
« Ce colloque dédié à Gabriela Zapolska est le fruit d’une collaboration entre plusieurs centres universitaires polonais, français (Inalco) et ukrainien. Il constitue le deuxième volet du cycle de trois rencontres intitulé « Gabriela Zapolska, à l’occasion du centenaire de la mort de l’autrice de « La Morale de Madame Dulska » » démarré en 2021.
L’univers de Gabriela Zapolska, les transferts culturels et la question féminine au tournant des XIXe et XXe siècles entre Cracovie-Lwów (auj. Lviv)-Varsovie, Paris, la Bretagne et Vienne
Écrivaine, dramaturge, reporter et actrice, Gabriela Zapolska a été une grande figure de la vie culturelle polonaise et européenne à la charnière des XIXe et XXe siècles (1857-1921). Ses liens avec la France sont nombreux et appuyés sur une excellente connaissance de la langue française ainsi qu’un séjour de six années dans l’hexagone entre 1889 et 1895. Zapolska est montée sur les scènes du Théâtre libre d’Antoine puis du Théâtre de l’Œuvre du symboliste Lugné-Poe, elle été fiancée au peintre Paul Sérusier. En Pologne (et à l’étranger, à Vienne et en Hongrie particulièrement), sa pièce la plus célèbre reste La Morale de Madame Dulska traduite en français par Paul Cazin en 1933 (et revue par Cécile Bocianowski en 2011).
Zapolska est l’auteure de 41 pièces de théâtre, 23 romans, 177 nouvelles, 252 articles de presse parmi lesquels des reportages et des critiques littéraires et artistiques, un scénario, de poèmes et 1 500 lettres.
L’œuvre et la biographie de Zapolska continuent de nourrir la réflexion des sociologues, historiens, philosophes et bien sûr des spécialistes de littérature et/ou du théâtre (Anna Janicka) – plus récemment, son œuvre a été relue à travers le prisme des courants de la critique gender ou féministe étant donné que parmi les thèmes de prédilection de Zapolska figurent en bonne place « les divers aspects de la condition de la femme dans une société dominée par les hommes » (Knysz-Tomaszewska) ou encore la peinture à plusieurs niveaux d’une sexualité féminine cantonnée dans le tabou et plus ou moins refoulée et inconsciente. A cela s’ajoutent les efforts récents (Piotr Biłos) en vue de montrer que le théâtre de Zapolska apparaît comme une étape liminaire dans le développement du théâtre philosophique polonais de la révolte et des conflits sociaux ayant marqué le XXe siecle à travers des auteurs tels que Witold Gombrowicz ou Sławomir Mrożek. Précisons en outre que Zapolska a vécu de sa plume. En France depuis des années, Gabriela Zapolska a trouvé une propagatrice fervente en la personne d’Elżbieta Koślacz-Virol à qui l’on doit de nombreuses traductions, des lectures publiques et des travaux rédigés en français.
Ce colloque ambitionne de rendre accessible en français l’état de la recherche sur Zapolska, sa production littéraire, théâtrale et journalistique, et de donner ainsi l’impulsion à de futures recherches françaises. Il fait suite au 1er colloque intitulé « Gabriela Zapolska : Biographie – Esthétique – Idées » qui s’est tenu à Białystok, les 24 et 25 septembre 2021. »



Albin Michel, parution le 4 /02/1993 Un recueil de textes sur le ton du reportage, à mi-chemin entre fiction et réalité, qui mettent en scène une série de personnages, juifs, polonais, allemands, qui ont tous été entraînés dans le gouffre de l’histoire.
Editions de l’Aube, parution le 19 mai 1998
mémoire de l’auteure. Elles sont étranges et oniriques : celle d’un Américain habité par l’âme de son démi-frère, perdu dans le ghetto, celle d’une grand-mère juive paralysée, qui après l’assassinat de son mari, recouvre l’usage de ses jambes.
voyage. Il y a tout de même trois mauvaises cartes de pique, mais ce n’est pas bien grave, explique Terenia, tu vas recevoir de ses nouvelles dans les prochains jours. Elle reçoit des nouvelles. D’Auschwitz, il est vrai, mais avec un numéro où elle peut envoyer des colis. Dans sa lettre écrite sur un imprimé officiel, son mari l’informe : « Je suis en bonne santé, envoie-moi de la nourriture. » Elle expédie un kilo de sucre, un kilo de saindoux, du pain, de la poitrine fumée et des oignons. Celui lui coûte cent vingt zlotys et elle a le droit d’envoyer un colis par mois. Même si je dois mourir, même si je dois me vendre, je trouverai cent vingt zlotys chaque mois, annonce-t-elle à Lilusia.»
adjoint au maire. Ni sa cousine Cyla. Ni la petite Rachelka, sa sœur de dix-sept ans. Ni Tauba ni les garçons de l’échoppe du marchand de glaces.Il saura où ils se trouvent. À Piatydnie, aux abords de la route d’Uscilug.Tous. Dans la fosse commune, dans la forêt de pins, près des noisetiers. À l’endroit d’où, chaque automne, ils apportaient à la grand-mère Haya des paniers entiers remplis de noisettes.Tous.Il restera toutefois assis le regard fixé sur l’autre rive. Ce n’est qu’à la nuit tombante qu’il retournera à la gare. Il s’assoupira dans le train et entendra alors la voix qui apparaîtra dans ses rêves durant le reste de sa vie :- Il ne faut pas y aller. Là-bas, il n’y a plus de rivière.»
yidishe mame. Il faut absolument chanter A yidishe mame, car les invités doivent verser une larme. Ceux d’Ostrowiec vont sûrement pleurer. Là-bas, il y avait de vraies mères juives. Les femmes en robe de mousseline, de brocart et de dentelle d’Italie, faite sur mesure par la Maison Liliana, ce ne sont que des mères déguisées. La chanson de Warda Hermolin ne parlera pas d’elles. Après les pleurs, il y aura des danses. Cypa Gorodecka (revenons à Cypa) regardera les danseurs. Si seulement elle est invitée à la noce
l’insurrection du ghetto de Varsovie. L’auteure s’interroge sur la manière dont Marek Edelman a vécu l’insurrection. Comment peut-on choisir quelles vies sauver et selon quels critères ? Questions dérangeantes s’il en est. Elle tente de cerner la vérité humaine de cette insurrection, tout en la reliant à des questions éthiques. Ce qui fait que ce livre puissant et subtil n’est pas un énième livre de témoignages sur le ghetto de Varsovie mais une œuvre littéraire.
En sept lettres qu’elle n’enverra pas pas, et qui s’étalent sur près de 25 ans, de 1944 à 1968, une jeune femme révèle à son mari les secrets de sa vie.
