
Le prix de littérature de l’Union Européenne, ouvert aux 37 pays participant au programme «Europe créative» dans les secteurs de la culture et de la création, récompense tous les ans les meilleurs écrivains émergents en Europe. Les critères sont assez exigeants, puisqu’il faut avoir publié entre deux et quatre œuvres et avoir déjà été nominé.
Il est organisé par un consortium composé de la Fédération des libraires européens (EBF), de la Fédération des associations européennes d’écrivains (FAEE) et de la Fédération des éditeurs européens (FEE).
Les œuvres de femmes sont bien représentées mais elles sont très peu traduites en français. D’ailleurs, le fait est que les ouvrages primés sont, dans leur ensemble, très peu traduits. Pour un prix qui vise à » promouvoir une diffusion plus large de la littérature européenne; encourager les ventes transnationales de livres; renforcer l’intérêt pour l’édition, la vente et la lecture d’œuvres littéraires étrangères », le résultat est un peu décevant en ce qui concerne les traductions en français. Toutefois, très belle initiative, l’Europe existe, bel et bien, quoi qu’on en dise.
On atteint complètement la parité en ce qui concerne les romans primés (6/12) mais une seule traduction sur les trois.
2 romans en français pour les filles, 2 pour les garçons
2012
*Autriche : Anna Kim, Die gefrorene Zeit
*Croatie : Lada Žigo, Rulet
*France : Laurence Plazenet, L’Amour seul, Albin Michel, 2005
Hongrie : Viktor Horváth, Török Tükör
Italie : Emanuele Trevi, Qualcosa di Scritto (Quelque chose d’écrit, Actes Sud,2013)
*Lituanie : Giedra Radvilavičiūtė, Siąnakt aš Miegosiu Prie Sienos
Norvège : Gunstein Bakke, Maud og Aud: Ein Roman om Trafikk
Pologne : Piotr Paziński, Pensjonat (Pension de famille, Gallimard,2016)
Portugal : Afonso Cruz, A Boneca de Kokoschka
*Slovaquie : Jana Beňová, Cafe Hyena: Plán odprevádzania (Café Hyène : Un plan d’accompagnement Broché – Le ver à soie 20 mars 2015 )
*Suède : Sara Mannheimer, Handlingen
