Litterama, les femmes en littérature

Anna Hope – La salle de bal

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La salle de bal, (The Ballroom), traduit de l’anglais par Elodie Leplat, collection Du monde entier, Gallimard, 2017

Cette histoire et ses personnages terriblement attachants nous replongent dans les premières années du vingtième siècle, en Angleterre, à Sharston, dans le Yorkshire, dans un endroit très particulier, un asile d’aliénés.

Il ne faut parfois pas grand-chose pour atterrir à l’asile dans ces années-là : une simple révolte, une vitre brisée, une mélancolie tenace, la misère ou une trop visible différence.

Parfois, simplement, la désobéissance d’une fille qui ne veut pas se marier.

« Enfermées aussi, parce qu’elles veulent autre chose, parce qu’elles veulent plus. »

Il faut savoir que « toute femme donnant naissance à un enfant illégitime alors même qu’elle bénéficiait d’aides sociales devait être considérée comme « faible d’esprit » et risquait donc le placement obligatoire dans une institution. »

Il n’est pas toujours facile d’aller bien lorsque on travaille dans une filature depuis l’âge de huit ans, sans air et sans lumière pour grandir. Les conditions de vie de la classe ouvrière sont épouvantables. Et les premières grèves des dockers éclatent alors.

Pour beaucoup de gens à l’époque, la misère n’est pas forcément une injustice mais la marque d’une faiblesse presque constitutionnelle.

Anna va finir par s’habituer à la routine de l’institution et se lier d’amitié avec une jeune anorexique, issue de la moyenne bourgeoisie et rencontrer John qui souffre d’une profonde dépression.

Le docteur Fuller, attiré par l’eugénisme et favorable au projet de loi sur le Contrôle des faibles d’esprit, croit au pouvoir de guérison de la musique et dirige chaque vendredi, un orchestre au son duquel John et Anna vont danser et s’éprendre l’un de l’autre. (J’ai découvert que Winston Churchill en avait fait partie).

Mais quel avenir leur est-il réservé ? Et quels sont les sombres projets du Dr Fuller dont ils pourraient bien pâtir ?

Un très bon roman, très bien écrit, et passionnant à lire.

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