A propos des flèches perdues : la forme épistolaire comme forme dramaturgique/ Marie Pierre Cattino

D’où est partie l’écriture de ce texte ?

J’ai commencé des recherches sur la guerre d’Algérie par la lecture de lettres de soldats écrites à leur marraine de guerre.

Et puisque le théâtre interroge la forme, je me suis posée la question de savoir comment me servir de ces kilomètres de lettres lues pendant des mois.

L’histoire apparaît comme un territoire où se définit la vie et la mort : tout d’abord, on ne sait pas où l’on est – un peu comme si les personnages nous plongeaient dans un lieu unique -, et par leur chuchotement, leurs témoignages, la révélation de leur histoire, ils nous font entrer dans leur univers.

Plus l’écriture avançait plus le besoin de jouer entre l’avant de la scène et l’arrière de la scène se sont imposées dans mon imaginaire, et idée de proche-lointain m’a permis de raconter l’histoire avec différents niveaux de langages, passant du « je » au « nous.

Les personnages qui apparaissent au fil du texte sont tous solidaires les uns des autres. Aucun n’est un électron libre. Ils participent tous de la réalité de l’autre.

Et au fil du temps, les questions de la place de « l’intime» et du «communautaire », se sont agencées jusqu’à ce que l’histoire des deux amoureux se définisse.

Les intentions d’écriture

Le corps est morcelé au rythme de l’écoulement de longs mois de cette guerre. Il est abasourdi, au ras du sol. Il ne marche pas, il rampe. L’identité a besoin de se raccrocher à du solide, de se demander plus que jamais :

« Qui suis-je ? »

La question a été de concilier, au travers des lettres réinventées, les moments de guerre.

Par petits bouts, le corps se définit mais jamais entièrement. Le soldat est pris au dépourvu. Quand il fuit, ce sont ses jambes et ses pieds, les plus importants, et puis vient son ventre quand il crie, quand il souffre, sa tête aussi quand il cherche ou traque son ennemi ou est traqué lui-même.

Pour le soldat, la première chose qui lui vient à l’esprit, c’est laisser parler son corps qui souffre, qui a chaud, qui respire mal, qui a froid, qui ne comprend pas…

La clarté du désert jusqu’à l’aveuglement du soldat. : Le moment où il paraît en pleine lumière, c’est le moment où il est aveuglé par sa propre démesure. Et cette question lui revient en plein visage :

« Que sommes-nous venus chercher ici, à part notre propre errance ? »

Dans la mort, on s’en va par morceaux, les organes s’affaiblissent jusqu’à devenir silencieux, le cœur ne bat plus, les poumons ne respirent plus… La mère du garçon qui a grandi aussi aura à mener ce combat-là.

Dans ce texte le temps est étiré. Des personnages oscillent entre vie et mort :

La marraine de guerre s’efface pour laisser la place à la femme du soldat ; la femme devient la mère du garçon qui a grandi, puis meurt ; les soldats, pour certains, flirtent avec la mort avant de devenir des hommes. Certains la côtoient, d’autres s’éteignent.

Tous, sauf le garçon qui a grandi, se sont effacés peu à peu.

Les lettres ont le pouvoir de faire revivre un temps les êtres qui ont disparu. J’ai donc recomposé des lettres à partir de bouts de vies. La forme épistolaire employée comme forme dramaturgique. A travers cette forme-là, j’ai pu donner la parole aux morts et aux vivants, le temps de l’écriture de cette pièce.

Les flèches perdues/ lecture par Marie-Pierre Cattino

Les flèches perdues / Marie-Pierre Cattino – Compagnie Koïné

L’extrait donne vraiment envie de voir la pièce ! Le texte prend chair sous la mise en scène d’Evelyne Pérard ! Plus tard dans la semaine, la version longue !

A écouter

A écouter ce matin sur France Inter, ou plus tard en podcast – Alice Zeniter.

Camélia Jordana – Dhaouw

Les flèches perdues – Marie-Pierre Cattino

Les flèches perdues – Marie-Pierre Cattino Koïné éditions, 2012

Les flèches perdues - Marie-Pierre Cattino - Koine - Grand format - Place  des Libraires

J’ai rencontré cette œuvre dans des conditions très particulières : j’étais à Marseille et nous avions longé la mer avec ma fille pendant des kilomètres, nous émerveillant de la découverte de cette ville offerte à la Méditerranée, lorsque nous sommes arrivées devant le Mémorial des Rapatriés d’Algérie par César, cette immense pâle d’hélice qui semble tutoyer le ciel, et qui symbolise la traversée de la Méditerranée qu’ont du faire les rapatriés en 1962 pour rejoindre Marseille.

Deux ou trois semaines avant, j’écoutais la chanson de Camélia Jordana, « Dans mon sang un peu de bruine, Toujours lavait mes racines »

Et gravement, à la télévision, Emmanuel Macron parlait de la colonisation comme d’un crime contre l’humanité, suscitant tollé et polémiques, plus rarement quelques approbations et hochements de tête.

La flèche tirée par l’autrice n’a pas été perdue, elle m’a atteinte en plein cœur.

Je ne suis qu’une lectrice, ni critique littéraire, ni encensoir, mes émotions créent les conditions de ce partage entre un.e auteur.e et moi.

La pièce raconte l’histoire de trois jeunes gens, dont deux jeunes hommes partis faire leur service militaire en Algérie en 1956, et l’attente, les embuscades, l’incompréhension face à cette guerre qui ne dit pas vraiment son nom : « pacification… ». « On était là pour maintenir l’ordre, pas pour foutre le bordel ! » s’indigne le frère de Claire.

Ce sont des lettres échangées à la place des cœurs entre Paul et Claire, sa marraine de guerre. C’est le silence autour des mots, les mensonges par omission qui peuplent les missives entre les deux jeunes gens. Le talent de l’autrice est de suggérer, de tisser avec nos souvenirs, avec ce que nous savons ou pas de cette guerre, de nous relier à notre histoire.

Je suis souvent allée chercher des informations au sujet de cette guerre que je connaissais si mal. Cette lecture m’a engagée sur des chemins que je n’avais pas encore vraiment pris, sur une partie de ma mémoire que j’avais occultée.

Elle prouve q’un texte dramatique peut vivre un temps sans représentation si ses mots sont vibrants, si un flux, comme une marée, traverse le texte.

Nous faisons alors notre propre mise en scène, nous peuplons ce lieu encore fantôme de créatures que nous agitons d’abord en tous sens. Mais les silences qui peuplent le récit délimitent et bientôt organisent l’espace de notre scène imaginaire, lui conférent un sens et quelques directions.

Une belle lecture, merci.

Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces – Ella Balaert

Lire «  Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces » d’Ella Balaert, c’est, selon les mots de Sylvie Germain, « apprendre à écouter la langue là où elle se tait, entre les mots, autour des mots, parfois au cœur des mots », c’est aussi croiser le fil avec l’autrice, tisser avec elle patiemment, parfois au bord du souffle, cette histoire sans fin qu’elle déroule de nouvelle en nouvelle. Une fois le livre refermé, ce livre à la couverture mousseuse, troué de bleu et de rouge en son centre, avec ce beau grain des éditions des femmes, on sait que l’énigme n’en sera que plus belle, plus épaisse et plus obscure encore, à jamais irrésolue.

Il serait tentant de dire qu’il s’agit de nouvelles fantastiques, qui puisent certainement à l’héritage du grand maître, et que le surnaturel et l’inexpliqué surgissent dans le réel pour mieux le mettre à l’épreuve, ce serait une définition hâtive, un peu scolaire, mais bon, faute de mieux ! Moi je dirais que c’est le contraire, c’est le réel qui fait irruption dans un certain nombre de faits et de sentiments humains irrationnels et inexpliqués, et que cette tension du réel, de l’inévitable, de la folie, de la solitude et de la finitude humaine fait imploser le récit, pour le poursuivre à la nouvelle suivante.

Oui, « ceux qui rêvent éveillés ont connaissance de mille choses », ceux qui ne croient pas à l’innocence des poissons rouges dans leur bocal, mais qui voit la main qui les a placés là, à tourner indéfiniment, tel cet Ecce Homo Scribens, dernier représentant de son espèce, que l’on vient regarder comme le poisson dans son bocal (l’oie).

Dans la férocité, il y a une force indomptable, une énergie démultipliée, un appel aux courants profonds qui nous habitent, et à ceux qui nous relient à la nature. La férocité des hommes donne peut-être la guerre, engendre la violence mais pas seulement. On peut être féroce sans être cruel. Peut-être cette force, cette férocité est-elle nécessaire à l’écrivain pour dynamiter les apparences et les faux-semblants.

Cela a d’étranges résonances d’ailleurs avec nos librairies fermées. La force des grands textes, se mesure à leur pouvoir de nous murmurer indéfiniment des choses à l’oreille, si on veut bien les écouter.

Oui, le manque d’amour, la manipulation sont choses bien réelles (l’araignée), et on peut bien vous offrir quelques roses magnifiques, vous ne saurez rien des intentions de celui qui vous les offre, de la façon dont il vous considère, fleur-femme peut-être, juste bonne à paraître.

La force de la littérature, c’est de ne jamais « réduire l’inconnu au connu, la nuit au jour, le mystère à la science », et qui laisse pour Fortunato (Le bourdon) et nous-mêmes des questions sans réponse. Qui nous plonge dans l’obscur et l’opaque, qui nous rend à la peur de l’inconnu et au monde.

J’ai frémi parfois, je me suis glacée aussi (la meute), j’ai senti l’inquiétude, l’intranquillité de celle qui veut bien être bousculée, et j’ai ri aussi. Si je vous dis qu’une de ces nouvelles a pour titre « Le bouc », vous vous douterez peut-être de ce qui va advenir ? Et bien vous resterez, je suis sûre, bien en deçà de la chute incroyable de ce récit. Elle m’a horrifiée et à la fois beaucoup amusée.

Voilà, finalement je ne vous ai rien raconté, vous ne saurez définitivement pas de quoi parle ce livre, il vous faudrait aller de chronique en chronique, mais ce serait vain, je vous l’assure, autant lire ce livre sans tergiverser, vous ne serez pas déçu.e.

Litterama/ Les femmes en littérature : novembre, mois du texte dramatique en soutien aux théâtres, et aux librairies désormais fermées !

Illustration : Héloïse Dorsan

Je me demandais comment traverser ce mois de novembre, si gris et si triste lorsque j’ai reçu mon billet, par la poste, pour une future représentation théâtrale qui n’aura pas lieu. Je pensais à tous ceux dont la vie est bouleversée, si profondément, qu’elle les engage malgré eux sur des chemins creusés d’ornières et de précipices : tous les commerces, mais les librairies, les éditeurs/éditrices, les comédiens/comédiennes, les auteurs/autrices aussi (Il me manque encore l’écriture inclusive).

Alors ce mois de novembre sera consacré à la littérature dramatique illustrée autant que faire se peut par des voix et des visages.

Les trois prochaines lectures seront :

Méchante de Sarah Pèpe/ Les flèches perdues de Marie-Pierre Cattino/ Revanche de Marjorie Fabre

Et j’espère qu’en ma compagnie, vous en lirez beaucoup d’autres !

Morgane Ji – Woman soldier

Un clip magnifique !

Sarah Moon au Musée d’Art Moderne de Paris

Une exposition magnifique, un itinéraire masqué, Sarah Moon enfin démasquée !

Après avoir été mannequin quelques années, Sarah Moon (Née dans l’Eure !) s’est tournée vers la photographie de mode, dans les années 70 (elle publie ses premiers clichés dans le magazine l’Express en 1967), en autodidacte, puis un peu plus tard quittant le monde des studios pour laisser à son appareil photo d’autres champs libres. Elle photographie alors Paris dans un noir lumineux et profond, parfois un peu pâteux, exacerbant les lignes, à la manière de l’expressionisme, soulignant l’inachevé des contours, montrant l’œuvre dans son in-finitude, à la manière dont Rodin laissait visible la pierre brute et inachevée.

Elle photographie les femmes, la tragique solitude, la cruauté (regardez le loup comme une ombre planer sur l’enfant, les enfances vulnérables, la violence et la mort.

J’ai lu deux ouvrages, le premier un conte qu’elle a illustré de manière puissante et dérangeante, retrouvant la noirceur de Perrault, et un livre de la collection Photopoche, qui lui est consacré avec une postface de Robert Delpire qui a été son compagnon pendant de nombreuses années, disparu en 2017.

Et si Paris …

En me promenant le long des bords de la Seine, grouillant de monde, mais tout le monde (ou presque) masqué, exceptés les hordes de coureurs, un petit groupe qui fait des exercices de musculation, un autre qui danse, une scène de tournage, pour un film, un homme en caleçon juché sur, je ne sais plus, une trottinette ou une bicyclette, une course, encore une autre, en faveur des handicapés, un homme et son chien, dormant sous un pont, et le soleil qui brille dans un ciel presque sans nuages, j’ai eu soudain comme une vision d’horreur. J’ai imaginé Paris, dévasté, dépeuplé, tout le monde ayant fui à la campagne, les commerces définitivement fermés, les pigeons mal nourris, cette fois pour de bon (pas seulement en période de confinement). Ce concentré de vie soudain synonyme d’une proximité fatale et délétère, disparu.

J’étais à Paris pour voir l’exposition de Sarah Moon. Paris enchanteur, ville adorée entre toutes, des groupes de jeunes autour du Panthéon qui sirotaient leur bière, le soir qui tombe, ce café restaurant où de gros ours en peluche (peut-être le connaissez-vous, près du jardin du Luxembourg) vous tiennent compagnie lorsque vous dinez seul.e. Et les librairies du quartier latin où je logeais, la Sorbonne pas loin, où j’ai été étudiante, les conférences au Collège de France, Hélène Cixous, des flots d’images au présent et au passé, se fondant, s’entremêlant, déchirant cette vision d’apocalypse, pour juste laisser, vibrant, l’amour… l’amour de Paris.

Maya Angelou – Rassemblez-vous en mon nom.

Rassemblez-vous en mon nom – Maya Angelou, traduit le l’anglais « Gather Together in my Name »(1976) (Etats-Unis) par Christiane Besse, Les éditions Noir sur Blanc, 2020

Longtemps traduite par une maison d’édition canadienne, Les Allusifs, les éditions Noir sur Blanc rééditent cet opus autobiographique de Maya Angelou ou Marguerite Johnson de son vrai nom.

Je la connaissais de loin, de nom, bien sûr, mais je ne l’avais jamais lue, jamais rencontrée dans ses mots, dans sa chair faite verbe. Je savais d’elle qu’elle était poétesse, elle avait lu un de ses poèmes à l’investiture de Bill Clinton, il me semble, écrivaine ( elle a intégré le  « Harlem Writers Guild », son œuvre étant pour une large part autobiographique (mais quelle vie !), militante pour les droits civiques, enseignante et réalisatrice. Ce fut James Baldwin qui la poussa à écrire, et la force de son témoignage sert de mémoire aux générations d’aujourd’hui.

D’elle je ne saurai jamais si elle a vraiment été heureuse, mais sa vie est pleine de sens, orientée par sa créativité et la force de ses combats.

D’ailleurs, elle confie à un journaliste « Rien de ce qui est humain ne m’est étranger ». Et certainement,  il faut lire cette formidable interview publiée par le journal La Croix.

« Rassemblez-vous en mon nom », raconte la période de sa vie qui débute à 17ans, après la naissance de son premier enfant, alors qu’elle cherche à quitter la maison familiale pour être autonome et gagner sa vie.

Je ne sais pas si tout est exactement autobiographique,  mais quelle verve en tout cas ! Le récit est émaillé d’événements rocambolesques, et j’avoue que j’ai bien ri parfois, tant elle excelle à raconter la naïveté et l’arrogance de cette jeune femme, qui dans la dureté de ce monde, côtoie la prostitution, la drogue, le jeu et la misère sociale avec une forme d’insouciance et de naïveté, qui donne une certaine légèreté au récit tout en dénonçant l’absurdité, la violence, et l’arbitraire d’un système ségrégationniste. Le monde qu’elle décrit, est un monde « séparé », une frontière invisible relie le monde des Blancs à celui des Noirs, matérialisé seulement parfois par une ligne de chemin de fer. La ségrégation condamne les afro-américains à la misère, au désespoir et à l’exploitation des frères de misère. Elle raconte avec une certaine ironie, comment le destin de ces derniers semble lié aux sociétés de chemins de fer, qui est un des rares bassins d’emploi, mais où des travaux subalternes les maintiennent dans la pauvreté, leur seule richesse étant de manger leur nourriture chiche dans de la vaisselle de choix héritage de ces compagnies.

Je ne sais pas si c’est un bon livre, j’ignore encore ce que j’en retiendrai, en dehors de la rencontre, mais je suis heureuse, vraiment, d’avoir fait la connaissance de Maya Angelou.

Maya Angelou – « Un feu d’invincible joie, qui anéantit l’adversité et embrase la combativité » Christiane Taubira

Publié pour la première fois en 1974, sous le titre « Gather Together in my Name », Les éditions Noir et Blanc réédite en 2020 ce texte autobiographique.

L’été est fini !

L’été est terminé depuis quelques jours et il est temps de clore cet intermède consacré aux romancières italiennes. Quelques découvertes, mais aussi de nombreux livres encore qui restent sur mes étagères, prise à nouveau par ma vie professionnelle, et aussi des études reprises un peu sur le tard. Enfin bref, une vie bien remplie dans laquelle je souhaiterais ménager plus d’espace pour cette passion de la littérature et des femmes. Mais il faudrait sept vies, comme les chats (?), ou renoncer une fois pour toutes au sommeil, toutes choses impossibles.

J’ai manqué le rendez-vous du matrimoine et celui des éditions Koine à Bagnolet (qu’ils me pardonnent), une belle maison comme on dit, de grandes autrices en devenir, et un éditeur talentueux et passionné. Mais toute une année s’engage déjà, malgré la COVID (il y a vraiment des moments où on se passerait bien du féminin), et quelques ouvrages en attente, reçus par la poste, ou par courrier électronique que j’ai hâte de découvrir !

Des moments précieux, qui pourraient figurer dans les pages d’un roman, rythment cette rentrée, celui où cette conductrice de bus, à chaque arrêt, à pleine voix, souhaitait le bon soir à ceux qui descendaient, le sourire aux lèvres des passagers derrière les masques, l’atmosphère qui soudain se détendait, et cette conviction que la vie se crée, de la même manière peut-être qu’un chapitre de roman.

La vie, la mort, la solitude, tout ce qui mérite d’être dit ou écrit, les soubresauts de nos coeurs endoloris, la passion endormie au creux des paumes, tout ce qui mérite d’être vécu est là, quelque part, qui nous attend !

Bel automne à vous tous, dans la fièvre des découvertes et les bonheurs de la rencontre !

Goliarda Sapienza ou l’art de la joie

Cathedrales des Rêves,d’après le journal intime d’Elsa Morante (1912-1985)