Le prix de littérature de l’Union Européenne 2009

Le prix de littérature de l’Union Européenne,  ouvert aux 37 pays participant au programme «Europe créative» dans les secteurs de la culture et de la création, récompense tous les ans les meilleurs écrivains émergents en Europe. Les critères sont assez exigeants, puisqu’il faut avoir publié entre deux et quatre œuvres et avoir déjà été nominé.

Il est organisé par un consortium composé de la Fédération des libraires européens (EBF), de la Fédération des associations européennes d’écrivains (FAEE) et de la Fédération des éditeurs européens (FEE).

Les œuvres de femmes sont bien représentées mais elles sont très peu traduites en français. D’ailleurs, le fait est que les ouvrages primés sont, dans leur ensemble, très peu traduits. Pour un prix qui vise à  » promouvoir une diffusion plus large de la littérature européenne; encourager les ventes transnationales de livres; renforcer l’intérêt pour l’édition, la vente et la lecture d’œuvres littéraires étrangères », le résultat est un peu décevant en ce qui concerne les traductions en français. Toutefois, très belle initiative, l’Europe existe, bel et bien, quoi qu’on en dise.

En 2009, sur les cinq traductions, 2 concernent des auteures (Et une autre en français n’est pas une traduction puisqu’elle est déjà écrite en français).

2009

Autriche : Paulus Hochgatterer, Die Suesse des Lebens ( La Douceur de la vie  Quidam Éditeur,2012) ,

Croatie : Mila Pavićević, Djevojčica od leda i druge bajke

France : Emmanuelle Pagano, Les Adolescents troglodytes P.O.L 2007

Hongrie : Szécsi Noémi, Kommunista Monte Cristo

Irlande : Karen Gillece, Longshore Drift

Italie : Daniele Del Giudice, Orizzonte mobile, (Horizon mobile, Le Seuil 2010)

Lituanie : Laura Sintija Cerniauskaité, Kvėpavimas ¡ marmurą

Norvège : Carl Frode Tiller, Innsirkling (Encerclement Éditions Stock, 2009)

Pologne : Jacek Dukaj, Lód (Ice)

Portugal : Dulce Maria Cardoso, Os Meus Sentimentos traduit en français Les anges, Violeta, L’esprit des péninsules, 2006

Slovaquie : Pavol Rankov, Stalo sa prvého septembra (alebo inokedy)

Suède : Helena Henschen, I skuggan av ett brott

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Grand Prix de littérature dramatique 2007 – Les marchands de Joël Pommerat

Présentation de l’éditeur

Une femme raconte. Son mal de dos, les rêves de sa voisine et amie, l’usine locale menacée de disparition, les familles au bord de la catastrophe, la guerre possible. Une simple chronique de la misère ? L’histoire déborde vite la volonté de neutralité de la narratrice, le paranormal infiltre le réel, l’action des individus contredit la parole collective. Sur un mode ironique et tragique, les artisans de cette fable théâtrale Missent une comédie noire.

Biographie de l’auteur

Joël Pommerat met en scène ses propres textes avec la compagnie Louis Brouillard qu’il a créée en 1990. Au-delà du texte, il écrit avec la présence des acteurs sur scène, la lumière et le son. Les Marchands est le dernier volet de la trilogie commencée avec Au monde en 2004 puis D’une seule main en 2005 .

Grand Prix de littérature dramatique 2008 – Michel Deutsch/ David Lescot

Présentation de l’éditeur

La Décennie rouge raconte l’histoire de la dérive des soldats perdus d’une génération qui voulait changer le monde et qu’on a appelée en Allemagne la « Protestgeneration « . On date la naissance de la « Rote Armee Fraktion » ( » RAF « ), plus connue sous le nom de « Groupe Baader- Meinhof » ou « Bande à Baader », du 1er mai 1970. Après le reflux de la révolte étudiante, Andreas Baader, Gudrun Ensslin, Ulrike Meinhof et leurs camarades décident d’engager la lutte armée contre l’Etat et les structures autoritaires de la société libérale. Ils veulent instruire le procès des pères accusés d’être, sans exception, d’anciens nazis. La « RAF » affirme que l’heure est à la lutte armée dans les métropoles impérialistes et que ce n’est plus le prolétariat allemand embourgeoisé mais elle, désormais, qui est le sujet révolutionnaire. Aujourd’hui, ironie de l’histoire, la « RAF » est rapatriée dans le musée de l’histoire allemande.

Présentation de l’éditeur

Et si l’Europe culturelle se jouait et se décrétait sur scène, et en musique ? Comment faire repartir l’Europe avec un compositeur qui pense pouvoir faire mieux que Beethoven. un poète épique, un performer portugais révolté, une installatrice allemande, une linguiste belge adepte de l’intercompréhension passive, une fantomatique jeune femme slovaque, trois musiciens en quête d’orchestre, une sous-déléguée dépassée par les événements et la plus vieille Européenne encore vivante… L’art doit les y aider, mais pourra-t-il résister au principe de réalité ? Suffit-il de se parler pour se comprendre ?

Biographie de l’auteur

Il monte son premier texte en 1998, Les Conspirateurs, au TILF (Théâtre International de Langue Française), pièce qu’il qualifie de « comédie musicale noire ».

Il compose ensuite la musique de différents spectacles, notamment pour Anne Torrès qui met en scène Le Prince de

Machiavel au Théâtre Nanterre-Amandiers (2001) ou Le Fou d’Elsa d’Aragon au Théâtre National de la Colline  (janvier 2005).

David Lescot participe à de nombreux festivals comme La Mousson d’étéTemps de paroleCourt toujoursChambre ouverte, où il présente ses nouveaux textes. Parallèlement, il enseigne les études théâtrales à l’université Paris X Nanterre depuis 1999 . Il s’essaie à la mise en scène en mélangeant écriture et improvisation, théâtre et musique. Le spectacle Quelques dommages physiques, avec le comédien Scali Delpeyrat  et le trompettiste Médéric Collignon , porte les traces de cette recherche.

À l’invitation d’ Emmanuel Demarcy-Mota, il est auteur associé au centre dramatique de la Comédie de Reims puis au Théâtre de la Ville. (Source Wikipédia)

Grands Prix de littérature dramatique 2006/ Daniel Danis/Denise Bonal

Présentation de l’éditeur

Dans sa cour, J’il s’est endormi dans les bras d’un bosquet. Des jours entiers, les soldats azzédiens anxieux viraillent dans la cour à écouter Rhinos, les oreilles sur les charbons ardents, négocier les accords ce paix à voix haute dans sa main-téléphone.
Derrière les volets bleus ajourés, Romane voit tout par les découpés de son masque de cuir.

Présentation de l’éditeur

D’ordinaire, les dimanches en famille sont joyeux, faits de siestes réparatrices ou de promenades vivifiantes. D’ordinaire, frères et soeurs sont réunis pour des jeux interminables pendant que les adultes bavardent autour du café. Mais lorsque les parents ne parviennent plus à retirer leur fille des mains d’amis, sortes de nounous provisoires devenues quasi-geôliers trop zélés, tout se dérègle. La tension est palpable. La valise n’est plus le symbole des vacances, mais celui du dimanche de trop où l’on n’a pas su récupérer la petite. L’écriture sensible de Denise Bonal s’accorde merveilleusement à ce tableau impressionniste, tout en pointillés, Dans cette pièce à trois, l’auteure propose un huis clos tendre que les silences de sa langue habillent parfaitement. Ces dimanches laissent les personnages dans un désarroi provisoire et immergent lecteur et spectateur dans un plaisir rare.

Grands Prix de littérature dramatique 2005/ Marc Dugowson

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« 1890. Comme nombre d enfants issus de la classe paysanne, Jules¬Étienne Scornet naît sous une bien mauvaise étoile. Une mère morte en couches, un père mesquin, une éducation confiée à un homme d Église hypocrite et pervers hantent l esprit du jeune garçon lorsque survient la Grande Guerre. Terré au milieu des tranchées froides et incertaines, embarqué dans une camaraderie de circonstances, horrifié devant le sordide spectacle des obus qui explosent et mutilent des vies, sortira¬t¬il indemne de tant d absurdités ? »

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